Published: Sam, Avril 13, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Pourquoi cinq sièges d'eurodéputés français dépendent de la suite du Brexit — Européennes

Pourquoi cinq sièges d'eurodéputés français dépendent de la suite du Brexit — Européennes

"La butée du 31 octobre nous protège" car c'est "une date clé, avant l'installation d'une nouvelle Commission" européenne, a expliqué le président de la République. Bref, une belle victoire pour une Première ministre qui arrivait pourtant à Bruxelles sans cartes en main. Mais ce report soulève aussi de nombreuses interrogations.

Réagissant au sommet, l'ex ministre du Brexit David Davis, un eurosceptique, a estimé sur la BBC qu'"il n'y a eu aucun progrès" et que la pression pour que Theresa May quitte son poste allait "s'intensifier". Pour celui-ci, il ne pourrait s'agir que d'un "choix des Britanniques".

Le 31 octobre est une date butoir.

La dirigeante britannique a souligné que le délai accordé par l'UE ne signifiait pas que le Brexit n'aurait pas lieu plus tôt, avant les élections européennes de la fin mai - auxquelles les Britanniques devront prendre part s'ils veulent rester dans le bloc au-delà du 1er juin.

"Cette extension est aussi flexible que ce que j'espérais mais un peu plus courte que ce que j'attendais".

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Le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé la proposition de report sur Twitter, sans préciser la date. L'objectif principal était en effet d'éviter un no deal, dont les conséquences seraient désastreuses et qui aurait de grandes chances de créer un ressentiment durable des deux côtés de la Manche.

Les milieux économiques britanniques se montraient quant à eux à peine soulagés par ce report du Brexit, qui ne supprime pas l'incertitude nuisible à leurs affaires. Il signifierait une sortie brutale et sans période de transition, ni plan pour la suite de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE.

Ce n'est pas l'hypothèse qui paraît la plus probable mais elle reste tout de même sur la table: le Royaume-Uni peut décider de ne pas sortir de l'Union européenne et revenir sur sa décision d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne. Toutefois, des préparatifs pour participer aux élections européennes ont été entamés. Il est possible que le Royaume-Uni soit sorti de l'UE d'ici-là, si Theresa May parvient enfin à obtenir une majorité à la Chambre des communes pour voter l'accord de retrait. Dans une tribune publiée dans les Echos, Dominique Strauss-Kahn appelle l'Union européenne à aller au bout du processus et à ne pas avoir de regrets concernant le départ du Royaume-Uni. Les contrôles aux frontières seront obligatoires du jour au lendemain en cas de "no deal".

Theresa May a justifié sa demande de report par l'ouverture de discussions "sérieuses et constructives" entre son gouvernement et l'opposition travailliste. La porte de l'UE elle n'est pas encore fermée, mais Bruxelles a l'intention de ne pas la rouvrir après le 31 octobre.

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