Published: Ven, Avril 12, 2019
International | By Marie-Louise Baume

WikiLeaks Julian Assange arrêté à l'ambassade d'Equateur à Londres

WikiLeaks Julian Assange arrêté à l'ambassade d'Equateur à Londres

"Personne n'est au-dessus des lois", ont dit en choeur la Première ministre Theresa May, le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, et le chef de la diplomatie, Jeremy Hunt.

Assange s'était réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres en juin 2012 pour ne pas avoir à être envoyé en Suède où il était accusé de viol.

Mais Julian Assange, craignant pour sa sécurité personnelle, ne sortait quasiment jamais sur le balcon.

L'Équateur "a mis fin illégalement " à l'asile politique accordé à Julian Assange, a accusé WikiLeaks sur Twitter.

Dans un autre registre, la nationalité équatorienne a été retirée à Julian Assange, a annoncé à Quito le ministre des Affaires étrangères, José Valencia.

"Presque immédiatement après son élection, Moreno a dévoilé sa "face cachée", montrant qu'il était un escroc et un larbin de Washington", s'est indigné l'Américain.

" Durant 6 ans et 10 mois, le peuple équatorien a garanti les droits de l'homme de M. Assange et a couvert ses besoins quotidiens dans les installations de notre ambassade à Londres", explique M. Moreno, qui justifie sa décision dans une vidéo de trois minutes accompagnant son message sur le réseau social". "Les critiques d'Assange peuvent se réjouir, mais c'est un jour sombre pour la liberté de la presse", a indiqué sur Twitter l'ancien consultant de la NSA.

De son côté, Moscou a rapidement réagi en accusant Londres d'"étrangler la liberté".

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Le tribunal de Westminster a délivré un mandat à la police pour arrêter le fondateur et porte-parole de WikiLeaks en raison de sa non-présentation devant le tribunal qui l'avait convoqué.

Deux heures après son arrestation jeudi matin, la police britannique a annoncé un autre mandat, d'extradition cette fois, "au nom des autorités américaines".

- octobre 2018: Quito, avec qui les relations se sont tendues, lui impose des règles concernant notamment ses visites et ses communications, leur non-respect impliquant un retrait de l'asile.

"Cela met la vie d'Assange en danger et humilie l'Équateur".

Julian Assange risque désormais, à nouveau, d'être extradé en Suède. L'affaire a depuis été close mais la justice britannique l'a poursuivi pour non-respect de ses engagements en matière de liberté conditionnelle. Ses soutiens redoutent avec cette arrestation qu'il soit extradé vers les États-Unis pour la publication en 2010 sur son site de milliers de documents confidentiels du département d'État et du Pentagone. Le site publie au cours de son existence près de quatre cent mille documents relatifs aux opérations de l'armée américaine en Irak, aux agissements des dictatures africaines et des compagnies offshore russes.

C'est dans ce bâtiment diplomatique que le fondateur australien de Wikileaks avait trouvé asile en juin 2012, afin d'échapper à un mandat d'arrêt pour des accusations de viol et d'agression sexuelle en Suède qu'il a toujours rejetées.

Avant d'arriver au pouvoir en mai 2017, le socialiste Lenin Moreno avait promis de respecter l'asile de Julian Assange, qui avait été accordé par le président sortant, Rafael Correa, dont Moreno a été le vice-président.

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