Published: Mar, Mars 05, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Bouteflika maintient sa candidature et promet "un changement de système" — Algérie

Bouteflika maintient sa candidature et promet

Selon M.Mesdoua, par sa décision de se porter candidat, le Président Bouteflika "estime qu'il a encore quelque chose à faire pour ce pays et il veut mener le paquebot algérien jusqu'à bon port". Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook...

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), principal parti islamiste qui a rompu en 2012 avec l'alliance présidentielle, a annoncé dimanche qu'il ne participerait pas au scrutin en cas de candidature de M. Bouteflika.

La diaspora algérienne commence à se mobiliser pour dire non au 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l'Etat, âgé de 82 ans et amoindri par un AVC depuis 2013, n'est pourtant pas immortel.

Samedi, Abdelaziz Bouteflika a publié son patrimoine, comme l'exige des candidats la loi électorale. Un plaidoyer semblable à celui de Reporters.

Les opposants du président algérien ne sont pas convaincus.

"Bouteflika ignore les marches contre le 5e mandat" et "a choisi de ne pas répondre aux demandes du peuple", regrette-t-il.

Si le régime algérien est de l'avis de tous les experts, des manifestants et de la grande majorité de la population, particulièrement opaque, il comporte une faiblesse considérable: il ne parvient pas à préparer l'après-Bouteflika. Et le président sortant est en bonne position pour ce scrutin.

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Certains politologues ajoutent à ces pôles de pouvoir le FLN (Front de libération nationale), longtemps parti unique du pays et qui espère tirer encore sa légitimité de sa lutte passée contre la France, ou le complexe du gaz, même si la Sonatrach est dirigée par des technocrates sans autonomie politique.

Ces critiques sont partagées par les dessinateurs de presse.

Alors que le le dossier de candidature à la présidentielle du 18 avril de l'actuel chef de l'État doit être déposé dans les heures qui viennent, les orateurs criaient "leur révolte", appelaient à "l'État de droit et à la démocratie".

Une manifestation a également rassemblé environ 6.000 personnes à Paris, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. "De Marseille à Alger, ils disent stop à Bouteflika", annonce La Marseillaise.

Mais le président et ses partisans ne semblent pas décidés à céder à la rue. "La France vigilante face à l'incertitude en Algérie", titre Le Figaro, qui rapporte que "l'Elysée observe de près la situation du pays, tout en veillant à ne pas être accusé d'ingérence".

Associé de longue date dans l'opinion à M. Bouteflika, dont il a dirigé les trois précédentes campagnes victorieuses (2004, 2009, 2014), il a été remplacé par Abdelghani Zaalane, ministre des Transports de 54 ans, haut fonctionnaire issu de l'administration préfectorale.

Plusieurs quotidiens français expriment malgré tout leur soutien à l'opposition algérienne. "Un printemps pacifique", souligne la journaliste, drapeau algérien sur le dos comme de nombreux manifestants. La jeunesse se sent assez forte pour l'éviter; le sera-t-elle assez pour éviter le retour d'un réflexe de peur?, s'inquiète L'Huma.

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