Published: Пт, Декабря 21, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Rouen : les policiers bloquent l'accès au commissariat

Rouen : les policiers bloquent l'accès au commissariat

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner et les trois principaux syndicats de gardiens de la paix ont conclu ce mercredi soir un accord de revalorisation salariale après une journée de contestation dans la police, ont annoncé les organisations.

"C'est la reconnaissance de l'État, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée "conséquente". Avec un socle commun qui contient pour l'instant deux revendications: l'augmentation des effectifs dans les compagnies républicaines de sécurité (CRS) et le très délicat paiement d'un stock de 23 millions d'heures supplémentaires.

Le ministre a entamé des négociations mardi soir avec les syndicats Unité-SGP, Alliance et UNSA, et les discussions reprennent ce mercredi après-midi. Cette dernière revendication est une vieille rengaine des policiers qui accumulent des journées de travail à rallonge depuis plusieurs années. Les syndicats de police mettent en garde le gouvernement: l'épuisement et le ras-le-bol gagnent les rangs, des actions de protestation démarrent, prévues ces mardi et mercredi.

Ceux qui se décrivent comme "les derniers boucliers de la République" estiment que "le ministre de l'Intérieur et le président de la République n'ont pas pris la mesure de la colère".

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Toutes représentations syndicales confondues, les policiers attendent notamment que leurs heures supplémentaires, qui s'accumulent, finissent par être payées, qu'au moins un millier d'hommes viennent renforcer les rangs des CRS et qu'une loi d'orientation et de programmation pour la police nationale soit votée. "Ils ne bloqueront pas les commissariats parce qu'ils ont le sens du service public ", avait assuré Christophe Castaner quelques heures avant cette rencontre.

Depuis une petite semaine, les syndicats ont fait monter la pression sur le gouvernement après un mois éreintant où les forces de l'ordre ont dû gérer la mobilisation des "gilets jaunes" mais aussi une menace terroriste revenue brutalement sur le devant de l'actualité avec l'attentat de Strasbourg, qui a fait cinq morts. Adoptée dans la nuit de mardi à mercredi par l'Assemblée, elle pourrait bénéficier à 110.000 fonctionnaires mais est loin de faire l'unanimité. Relayé sur la Toile, le mouvement agite le souvenir du mouvement de fronde inédit qui a surgi à l'automne 2016 au sein de la base policière, après l'attaque au cocktail molotov dont ont été victimes des fonctionnaires à Viry-Chatillon (Essonne).

Le mois de crise des Gilets jaunes qui vient de s'écouler, avec un niveau de mobilisation des forces de l'ordre rarement atteint et des confrontations parfois très violentes avec les manifestants, n'a rien arrangé. "C'est un chantier que je veux ouvrir", a-t-il déclaré. La prime doit bénéficier à 111.000 policiers et gendarmes pour un coût total d'environ 33 millions d'euros. Mais pour Beauvau, le chemin budgétaire est étroit, car le gouvernement a accordé de lourdes concessions pour répondre aux revendications des Gilets jaunes au risque de faire déraper les finances publiques.

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