Published: Mer, Octobre 31, 2018
International | By Marie-Louise Baume

"Le coupable du coup-monté est à l'Elysée" — Enquête contre LFI


Jean-Luc Mélenchon conserve toutefois un soutien important chez les sympathisants de son parti (entre 70 % et 89 % sur les traits d'image positifs).

Il a d'abord relativisé "la persécution politique" dont son mouvement fait selon lui l'objet: "Ce pays a bon fond, y compris dans les médias, les choses vont se retourner".

Sophia Chikirou a ajouté qu'elle n'avait été présentée, lors de la campagne de 2017, comme la directrice de communication du candidat Mélenchon que par "facilité de langage". Dans un sondage paru ce mercredi, l'institut ELABE révèle qu'ils sont 64% de Français à avoir trouvé l'attitude du leader LFI choquante lors des perquisitions conduites par la justice à son domicile et dans les locaux de son mouvement. Lundi dernier, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet a réagi aux soupçons de Jean-Luc Mélenchon avec une certaine vigueur.

Elle a souligné avoir été entendue "plusieurs heures" par les policiers, s'estimant "satisfaite" de ses auditions.

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"On ne souhaite pas poursuivre le feuilleton pendant des semaines", confie le directeur des campagnes et cotête de liste aux Européennes, Manuel Bompard, à l'AFP. "Je n'ai jamais signé le moindre document. (.) La campagne de Jean-Luc Mélenchon a demandé un remboursement de 6,2 millions d'euros, si nous avions voulu voler de l'argent à l'État, nous serions allés jusqu'aux huit millions d'euros" de plafond légal, a-t-elle plaidé.

"Tous les hommes politiques travaillent avec des gens qu'ils connaissent, en qui ils ont confiance", a-t-elle dit. Courtisée, d'après elle, même à l'étranger, la conseillère en communication du candidat LFI qui s'exprimait pour la première fois dans les médias depuis la perquisition au siège de la France insoumise, a affirmé avoir eu "quelques idées assez bonnes, assez géniales, assez remarquées" pendant la présidentielle.

"Je ne baisserai pas les yeux, pour me les faire baisser il faudra me les crever".

Après la conférence de presse électrique de vendredi, où il dénonçait les "affirmations diffamatoires et calomnieuses" de Radio France dans une enquête sur ses comptes de campagne, une nouvelle rencontre tendue entre le chef de file des Insoumis et les journalistes a eu lieu dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg. "Je n'ai rien à me reprocher", a assuré Sophia Chikirou.

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