Published: Mer, Octobre 03, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Le ministère du renseignement iranien a commandité le projet d'attentat de Villepinte

Le ministère du renseignement iranien a commandité le projet d'attentat de Villepinte

La France a gelé pour six mois les avoirs sur son sol de la direction du ministère iranien du Renseignement et de deux Iraniens, une mesure liée à un projet déjoué d'attentat contre l'opposition iranienne près de Paris en juin, ont annoncé les autorités.

Les deux hommes ciblés par les gels sont Assadollah Assadi, le diplomate qui avait été arrêté, et Saeid Hashemi Moghadam, désigné par la source diplomatique comme vice-ministre chargé des opérations dans l'organigramme du ministère du Renseignement.

A 06H00 (04H00 GMT), le siège de l'association chiite "Centre Zahra France" et les domiciles de ses principaux dirigeants à Grande-Synthe ont fait l'objet de perquisitions administratives, mobilisant 200 policiers, selon les autorités locales. Le deuxième, Assadollah Assadi, est un diplomate iranien qui était en poste à Vienne et qui a été arrêté en Allemagne dans le cadre de l'enquête sur le projet d'attentat.

Les accusations françaises selon lesquelles un diplomate iranien aurait été impliqué dans la préparation d'une attaque à la bombe à Villepinte, près de Paris, le 30 juin dernier, sont infondées, a déclaré mardi le ministère iranien des Affaires étrangères.

"S'il y a un malentendu (.) à propos d'une chose qui n'existe pas, qu'il s'agisse d'une conspiration ourdie par d'autres ou d'une erreur, nous pouvons nous asseoir et en parler", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, dans un entretien accordé à l'AFP à Téhéran.

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Le 2 juillet dernier, la Belgique avait annoncé l'arrestation d'un couple de Belge d'origine iranienne.

Il est fréquenté par "environ 150 personnes", selon le responsable religieux du centre, Jamel Tahiri, qui affirme que les détenteurs d'armes les possédaient "pour la sécurité du centre": "ça n'a rien à voir avec du terrorisme". Soupçonné d'être lié au projet d'attentat de Villepinte, l'Iranien de 46 ans est visé par le gel des avoirs décidé par les autorités françaises. Trois personnes ont été placées en garde à vue après la perquisition.

Ces associations sont soupçonnées par les autorités françaises de légitimer le jihad et de faire l'apologie de mouvements qualifiées de terroristes par les autorités françaises, comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, des organisations soutenues par l'Iran, a détaillé la source.

Washington "cherche à semer la discorde entre l'Iran et l'UE, ou même entre nous et nos voisins", a-t-il ajouté, appelant "le gouvernement français, avec qui nous avons une relation importante et de longue date dans tous les domaines, notamment la culture, l'éducation, l'économie, et même la politique", à "être vigilant et à ne pas permettre que des man?uvres sournoises de ce genre affectent les bonnes relations que l'Iran entretient avec France et les autres pays européens".

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