Published: Ven, Août 10, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Des manifestants appellent l'armée israélienne à "conquérir Gaza" — Tel-Aviv

Des manifestants appellent l'armée israélienne à

Côté israélien, la majorité des roquettes sont tombées sur des zones inhabitées. Le camp de réfugiés de Jebalyah, dans la bande de Gaza est visé, car en tout, 150 positions du Hamas sont ciblé par Tsahal.

Israël et le Hamas, ainsi que ses alliés, se sont livré trois guerres à Gaza depuis 2008. Ces discussions devaient porter sur des propositions de l'ONU et de l'Egypte sur une possible trêve avec Israël et sur la levée du blocus, selon un responsable du Hamas.

Israël a riposté aux tirs de roquettes du Hamas, menant des raids aériens nocturnes contre une dizaine de cibles, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Trois autres personnes ont été atteintes par des éclats, ont indiqué les secours.

Un calme précaire s'était instauré dans l'après-midi dans le territoire et sur ses pourtours israéliens à la suite de l'annonce par les groupes armés palestiniens qu'ils considéraient "cet épisode d'escalade comme terminé".

Quatre personnes, dont une Thaïlandaise d'une trentaine d'années, ont été blessés par des éclats, ont indiqué les secours. Ces frappes ont été menées en représailles des tirs venus de Gaza.

Les sirènes d'alarme ont continué à retentir jeudi après le lever du jour dans les localités riveraines du territoire palestinien coincé entre Israël, l'Égypte et la Méditerranée.

Ces hostilités sont la troisième confrontation majeure depuis juillet, ébranlant une nouvelle fois le cessez-le-feu tendu observé depuis 2014 par Israël et le Hamas ainsi que ses alliés de part et d'autre de la barrière de sécurité israélienne qui ferme hermétiquement la frontière avec Gaza.

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Les accès de fièvre se multiplient depuis le 30 mars et le début d'un mouvement de protestation palestinien le long de la barrière de sécurité. Les tensions ont été exacerbées par le transfert, le 14 mai par les États-Unis, de leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le 30 mars, une "grande marche du retour", officiellement organisée par la société civile et soutenue par le mouvement islamiste Hamas, est lancée à Gaza. Un soldat israélien a été tué le 20 juillet près de Gaza, pour la première fois depuis 2014.

"Je suis profondément inquiet de l'escalade de violence entre Gaza et Israël, et en particulier au sujet des nombreuses roquettes tirées aujourd'hui vers des localités du sud d'Israël", a déclaré le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, cité par l'agence de presse palestinienne Wafa, a réclamé l'intervention "immédiate et urgente" de la communauté internationale.

Réuni par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le cabinet de sécurité, panel restreint examinant les questions les plus stratégiques, a "ordonné à l'armée de continuer à agir avec force" contre les groupes armés palestiniens. Le cabinet devrait évaluer la situation et les perspectives des discussions indirectes en cours pour forger une trêve à long terme.

La destruction de la bâtisse de cinq étages appartenant au Hamas selon Israël apparaît elle-même comme la riposte à une mise en garde des groupes armés palestiniens à l'adresse d'Israël. Mais les tentatives d'arrangement se heurtent à une multitude de difficultés et de contraintes, propres aussi bien aux Israéliens qu'aux Palestiniens. Le commandement de l'armée israélienne a ensuite admis que l'attaque contre le Hamas avait été décidée après que l'armée a estimé "par erreur" que des tirs contre des soldats provenaient de cette position, précise le quotidien palestinien.

Selon l'AFP, deux terroristes du Hamas ont été tués dans la frappe d'un char israélien.

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