Published: Jeu, Juillet 26, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

L'Allemagne défie Trump — Guerre commerciale

L'Allemagne défie Trump — Guerre commerciale

"Nous signifions clairement que nous ne sommes pas les ennemis des Etats-Unis, nous avons un passé commun qu'on ne doit pas oublier". Washington ne promet toujours pas de lever ses droits de douane sur l'acier et l'aluminium, comme l'exigent les Européens, mais au moins la question revient sur le tapis dans le cadre d'un dialogue.

Autre preuve des turbulences liées au bras de fer engagé par le président américain: son administration vient d'annoncer une aide d'urgence de 12 milliards de dollars destinée aux agriculteurs touchés par les représailles aux tarifs douaniers décrétés par Washington visant la Chine, l'Union européenne ou encore le Canada.

Dans ce contexte, la rencontre entre le magnat de l'immobilier, à la Maison Blanche depuis 18 mois, et le Luxembourgeois, à la tête de la Commission européenne depuis 2014, s'annonce particulièrement délicate.

Jean-Claude Juncker aux côtés du Président américain dans le jardin de la Maison blanche a avoué: "J'avais l'intention de conclure un marché aujourd'hui".

"Nous allons travailler étroitement ensemble avec des partenaires partageant nos idées pour réformer l'OMC et s'attaquer au problème de pratiques commerciales déloyales incluant le vol de la propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologies, les subventions industrielles, les distorsions créées par les entreprises d'Etat et la surcapacité", a déclaré le président américain. Bruxelles a rétorqué en imposant des taxes sur des marchandises américaines.

Mais peu de signaux pointent dans ce sens. "Ils ont l'air gentils, mais ils sont durs".

More news: Pas de Grand Prix de Miami en 2019, objectif 2020

"Je ne pense pas que les tarifs douaniers soient la bonne réponse", a lâché mardi le chef des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan.

"Cela serait véritablement le libre-échange!"

Donald Trump dénonce des accords commerciaux inéquitables.

Mais l'approche est loin de faire l'unanimité dans le camp républicain, traditionnellement favorable au libre-échange.

Ce dernier est originaire du Wisconsin, État qui abrite le siège de Harley-Davidson.

Le constructeur a expliqué que la menace devrait être néanmoins limitée pour l'année 2018: les baisses d'impôts et une croissance dynamique devraient permettre d'absorber les dégâts liés à la guerre commerciale. " Nous ne nous attendons pas à ce que les tarifs douaniers aient des conséquences importantes pour l'industrie automobile américaine en 2018, mais au-delà, il y a beaucoup d'incertitudes", a commenté le directeur financier, Chuck Stevens, lors de la publication des résultats.

Like this: