Published: Mar, Juin 12, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Sommet du G7: Trump retire son soutien à la déclaration commune

Sommet du G7: Trump retire son soutien à la déclaration commune

"C'est une trahison, il nous a doublés, pas seulement le président Trump mais aussi les autres membres du G7", a tonné hier sur CNN Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, qui a concentré ses attaques sur le dirigeant canadien". Le président américain a réagi sur Twitter en déclarant retirer son soutien au communiqué à cause des déclarations du Premier ministre canadien Justin Trudeau à son encontre. "Le Premier ministre du Canada Trudeau s'est montré docile et modéré pendant nos réunions au G7, tout cela pour donner une conférence de presse après mon départ dans laquelle il déclare que "les droits de douane américains sont presque insultants" a-t-il tweeté. Le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est observateur à l'OCS, s'y est également rendu pour s'assurer du soutien de Pékin et Moscou à l'accord sur le nucléaire iranien après sa dénonciation par Washington.

Donald Trump " a raison dans une certaine mesure " quand il reproche à l'Allemagne de ne consacrer que 1,3 % de son PIB à la défense, a concédé, dimanche à la chaîne de télévision ARD, la chancelière allemande Angela Merkel. Cette fois, c'est Emmanuel Macron qui est au centre des discussions, l'air pénétré, sous l'œil attentif de ses congénères. Donald Trump qui a si bien compris l'engagement d'un pays après la signature d'un protocole d'accord, enjoint déjà le Congrès à désapprouver le texte final du G7.

"Nous devrons réfléchir à ce que nous devrons faire (.) j'espère que nous agirons ensemble comme nous l'avons fait jusqu'à présent" face à l'introduction de taxes américaines sur l'acier et l'aluminium européens, a-t-elle poursuivi. Surtout, le locataire de la Maison-Blanche a renouvelé sa menace de droits de douane accrus sur les voitures européennes et étrangères importées aux États-Unis.

Sous le regard étonné de Christine Lagarde, Donald Trump arrive en retard au petit-déjeuner de travail sur l'égalité entre les sexes, au G7 au Canada, le 9 juin 2018.

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Des opposants aussi féroces qu'Andrew Scheer ou le premier ministre élu de l'Ontario, Doug Ford, se sont ensuite joints aux libéraux de Justin Trudeau et se sont engagés à appuyer le gouvernement dans ses efforts à résoudre ce qui ressemble de plus en plus à une guerre commerciale avec les États-Unis.

Le président américain fait par ailleurs un parallèle avec les dépenses militaires de ses alliés. Il y a deux attitudes à avoir: "soit on se dit qu'il faut faire survivre un ALENA qui est passablement affaibli, soit on tourne la page [et] on repense de nouveaux accords internationaux plus justes, respectueux des démocraties et plus respectueux de l'environnement", a-t-il affirmé. Les automobiles représentent en valeur le quart de ce que ce pays exporte vers les États-Unis. Donald Trump veut faire exploser le multilatéralisme: "les Etats-Unis n'ont plus d'"alliés" mais des partenaires commerciaux, avec qui ils négocient en bilatéral", observe le chercheur. Angela Merkel s'inquiète particulièrement des menaces américaines sur les importations de voitures.

Les droits de douane actuels sont effectivement différents entre l'UE et les Etats-Unis. La plupart des groupes automobiles étrangers, de Mercedes à BMW en passant par Nissan, Honda et Volkswagen, possèdent au moins une usine aux Etats-Unis où ils emploient des dizaines de milliers de personnes. Cette façon de faire a été implicitement reconnue par l'Europe mais pas par les Etats Unis de Donald Trump. Donald Trump n'a jamais caché qu'il donnait la priorité à sa rencontre de mardi avec M. Kim.

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