Published: Lun, Avril 15, 2019
International | By Marie-Louise Baume

OMS : 121 morts lors des derniers affrontements en Libye

OMS : 121 morts lors des derniers affrontements en Libye

Alors que ses forces n'arrivent toujours pas à entrer dans la capitale, le maréchal Haftar est parti au Caire pour y rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un de ses plus fervents soutiens.

Tripoli, Libye, 13 avril (Infosplusgabon) - L'opération militaire menée par l'Armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Hafter contre la région Ouest du pays et la capitale Tripoli ayant attisé la tension dans le pays entraînant le report de la Conférence nationale prévue du 14 au 17 avril courant pour mettre en place un calendrier électorale mettant fin à la transition politique, a constitué le principal sujet traité par les journaux libyens cette semaine.

Les forces fidèles au gouvernement d'union nationale de Fayez al Serraj sont jusqu'ici parvenues à tenir les hommes d'Haftar à distance, mais de violents combats ont eu lieu aux abord de l'aéroport, situé à 11 km du centre de la capitale. Certains soutiens de l'ANL, comme les Émirats arabes unis et l'Égypte, pourraient lui porter secours s'il subit des revers militaires. Les combats ont repris dimanche, sur les mêmes lignes de front, en particulier à Ain Zara et al-Swani, au sud de Tripoli.

Au sol, les deux camps continuent de proclamer des "avancées", mais sur le terrain, aucun des deux ne semble avoir pris l'avantage.

L'organisation a condamné "les attaques répétées contre le personnel soignant" et les ambulances à Tripoli. La veille, deux ambulances avaient été prises pour cible: on compte désormais huit véhicules du personnel médical depuis le début de ces affrontements meurtriers. Pour compléter ces tristes statistiques, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU estime 13.500, le nombre de personnes déplacées dont 900 seulement ont pu être reçues dans des centres d'accueil.

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Pour sa part, la Mission des Nations Unies en Libye a mis en garde contre le bombardement d'écoles, d'hôpitaux, d'ambulances et de zones civiles, affirmant qu'il est "absolument interdit par le droit international humanitaire".

Dans un pays plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, les organisations internationales craignent que les civils ne fassent une nouvelle fois les frais des violences.

Entre vendredi et samedi, le GNA a indiqué avoir mené 21 frappes aériennes sur des " positions militaires " de l'ANL et ses lignes d'approvisionnement, selon le colonel Mohamad Gnounou, porte-parole des forces du GNA. "Elle est maintenant aux mains de terroristes ", a-t-il dit.

Son porte-parole, le général Ahmad Al-Mesmari a également de nouveau fait état de "terroristes" et "criminels" combattant aux côtés des forces du GNA.

Dans une déclaration appelant à l'arrêt des combats et au retrait de l'ANL de la capitale, l'Union européenne avait déjà exprimé jeudi son " inquiétude face à la participation d'éléments terroristes et criminels aux combats, notamment de personnes répertoriées par le Conseil de sécurité de l'ONU ".

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