Published: Dim, Avril 14, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

La Normandie, deuxième région qui prévoit d'embaucher le plus en 2019

La Normandie, deuxième région qui prévoit d'embaucher le plus en 2019

Un chiffre en hausse de 14,8 % par rapport à l'année précédente, ce qui correspond à près de 350.000 projets de recrutement supplémentaires, selon la nouvelle enquête annuelle sur les "Besoins en main-d'œuvre des entreprises" publiée par Pôle emploi jeudi.

Cela fait suite à un millésime 2018 déjà record. La région Hauts-de-France arrive même dans le trio de tête avec une progression de +18,3 % des intentions d'embauches, juste derrière la Normandie et les Pays de la Loire. "C'est le plus fort volume d'intentions d'embauche" de la décennie, s'est réjoui en présentant l'étude le directeur général de Pôle Emploi, Jean Bassères, notant aussi la hausse de 3,5 points à 45,2% des projets d'embauche en CDI. En 2018 cependant, huit recruteurs sur dix ont réalisé l'embauche annoncée.

C'est aussi ce que montrent les prévisions du gouvernement, telles qu'elles figurent dans son Programme de stabilité transmis cette semaine à Bruxelles. Les entreprises de 50 à 199 salariés se distinguent par un dynamisme beaucoup plus marqué.

Deux projets de recrutement sur trois concernent des emplois durables, dont 45 % de CDI et 20 % de CDD de plus de six mois.

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Plus forte dans les établissements de taille moyenne, cette dynamique concerne plus particulièrement la construction (+26 %), l'industrie (+20 %) et les services aux entreprises (+34 % pour le transport et la logistique).

Selon les employeurs, un projet d'embauche sur deux va s'avérer compliqué à mener à terme (contre 44,4 % en 2018). C'est le plus fort taux constaté en dix ans et ce qui concernait surtout les TPE-PME s'est étendu aux ETI et aux grands groupes. Les métiers qui recrutent le plus sont sans surprise ceux de l'agriculture (viticulteur, aboriculteur, agriculteur), de l'hôtellerie-restauration (serveurs, aides et apprentis de cuisine, employés polyvalents de la restauration, cuisiniers, employés de l'hôtellerie.), du médico-social (professionnels de l'animation socioculturelle, aides à domicile et aides ménagères, aides-soignants.) ou du commerce (vendeurs en produits alimentaires, caissiers, vendeurs en habillement et accessoires (luxe, sport, loisirs et culturels)).

Le cocktail de raisons qui alimentent ce pessimisme n'a, en revanche, que peu bougé.

Les trois quarts des employeurs s'attendent à ce que ces difficultés soient liées au profil inadéquat des candidats (manque d'expérience, de motivation, de compétences, etc) et 35% lient cette difficulté aux conditions de travail proposées. Vient ensuite la question des conditions de travail.

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