Published: Sam, Avril 13, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Le directeur de l'AFP à Alger expulsé par les autorités

Le directeur de l'AFP à Alger expulsé par les autorités

Les autorités algériennes n'ont jamais notifié officiellement la Direction de l'AFP de leurs raisons pour ne pas renouveler l'accréditation, se contentant de faire état, oralement, en mars dernier, de divers griefs, mais sans jamais apporter le moindre début de preuve, selon un communiqué de l'AFP.

En poste à Alger depuis juin 2017, il était le directeur du bureau de l'Agence France Presse - AFP - en Algérie.

Fabrice Fries, PDG de l'AFP, dénonce cette décision qui juge "inacceptable". Les autorités n'ont pas renouvelé son accréditation pour 2019. "Nous regrettons cette décision et rappelons notre attachement à la liberté de la presse et à la protection des journalistes, partout dans le monde ", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, lors d'un point de presse électronique, sans plus de commentaires.

" Cette décision prise sous la présidence de M. Bouteflika est inacceptable". Les autorités algériennes n'avaient fourni aucune explication.

Quelques semaines plus tôt, une dizaine de journalistes algériens avaient été arrêtés et détenus durant plusieurs heures, après avoir participé à un rassemblement visant à dénoncer les pressions subies et les restrictions à la couverture du mouvement de contestation " imposées par (leur) hiérarchie ".

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D'autres manifestations du genre ont tout de même eu lieu par la suite.

Reporters sans frontières, qui a placé l'Algérie à la 136e place sur 180 pays dans son dernier classement de la liberté de presse, avait condamné ces interpellations et " l'intervention brutale des forces de l'ordre ".

Il a également exprimé "la solidarité de l'AFP envers les journalistes algériens, qui font courageusement leur métier dans des conditions particulièrement difficiles ".

Au lendemain du départ d'Aymeric Vincenot, chef du bureau AFP en Algérie, la France exprime ses regrets alors que l'opinion fait valoir ses vives inquiétudes d'autant qu'Alger a entamé la répression de manifestants.

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