Published: Mer, Avril 10, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Netanyahu et Gantz crient tous deux victoire

Netanyahu et Gantz crient tous deux victoire

"Lequel, je ne sais pas ".

Deux sondages à la sortie des urnes concluent que les partis de droite regroupés autour de M. Nétanyahou pourraient réunir 64 sièges, un nombre suffisant pour obtenir une majorité à la Knesset, qui en compte 120. Une quarantaine de partis, un record, concourraient lors de ces législatives en forme de référendum pour ou contre "Bibi " Netanyahu, à la personnalité et au style de gouvernement très abrasif, menacé de surcroît, fait sans précédent pour un chef de gouvernement, de poursuites pour corruption.

Depuis ses premières élections parlementaires en 1949, Israël n'a jamais eu de gouvernement majoritaire, ce qui a parfois mené à de longues tractations en vue de former une coalition gouvernementale.

M. Netanyahu, 69 ans, dont plus de 13 années au total passées au pouvoir à mener les opérations militaires de son pays et à parler d'égal à égal aux grands de ce monde, brigue un cinquième mandat.

Netanyahu a déclaré samedi soir vouloir annexer des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée en cas de réélection.

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Pour ce dernier, les choses se sont compliquées quand le procureur général a annoncé en février son intention de l'inculper pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires de dons reçus de la part de milliardaires, d'échanges de bons procédés entre gouvernants et patrons, et de tentatives de collusion avec la presse. Le canal 11 prévoit que " Bleu et Blanc " en obtiendra 37, contre 36 pour le Likoud.

M. Nétanyahou a revendiqué une victoire " nette ". Une quarantaine de listes en tout sont en compétition.

Au cours d'une campagne acrimonieuse, il se sera prévalu de sa trempe d'homme fort, de ses réussites diplomatiques, de sa proximité avec le président Donald Trump ainsi que d'une croissance économique continue.

Le parti vainqueur devra, quoi qu'il en soit, former une coalition pour gouverner.

La grande question de ces élections est de savoir s'il aura réussi à convaincre les électeurs de fermer les yeux sur la suspicion et l'opportunisme associés à son nom, et sur une rhétorique volontiers décriée comme anti-arabe.

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