Published: Mar, Avril 09, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Jean-Paul Delevoye attend "des clarifications" de la part du gouvernement — Retraites

Jean-Paul Delevoye attend

Les ministres de l'Economie Bruno Le Maire et des Comptes publics Gérald Darmanin ont indiqué séparément jeudi qu'ils étaient ouverts à une modification de l'âge de départ à la retraite, tout en récusant un conflit avec Jean-Paul Delevoye.

Promesse de campagne du chef de l'Etat, la réforme doit remplacer les 42 régimes de retraite existants par un système " universel " par points, toujours basé sur le principe de répartition, mais où " un euro cotisé donnera les mêmes droits " à tous.

" Durant la campagne, le président de la République a dit qu'il ne toucherait pas à l'âge de départ".

"Jean-Paul Delevoye, ce n'est pas du genre à faire: +retenez-moi ou je fais un malheur+, donc on n'est pas du tout dans un psychodrame", a expliqué M. Le Gendre après avoir eu au téléphone le Haut commissaire.

"Ma position c'est de mener cette réforme à périmètre constant, et de ne pas toucher à l'âge de la retraite", a déclaré le premier devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP), tout en évoquant la nécessité d'une réflexion sur les "besoins de financement" de la dépendance. "L'âge pivot de 62 ans ne bougera pas", avait ajouté le député de Paris.

Pour Stanislas Guerini, il ne faut pas s'interdire de réfléchir à un allongement de la durée du travail, mais indépendamment de la réforme en cours d'élaboration. Un engagement réaffirmé noir sur blanc en octobre dernier.

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"Le maintien de l'âge légal, fixé à 62 ans, a été " confirmé, tant par le Premier ministre (Edouard Philippe) que par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn) " et " le contrat que nous avons engagé avec les partenaires sociaux ne change pas d'un iota", avait souligné le 21 mars Jean-Paul Delevoye sur France Inter. Une conviction partagée par ses anciens camarades des Républicains.

La CGT a réclamé mercredi "la tenue immédiate" d'une réunion pour que le gouvernement présente "dans les moindres détails" son projet de réforme des retraites, qui n'est selon elle qu'un plan de "régression sociale" avec lequel "tout le monde sera perdant".

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, est sur la même longueur d'onde: "Soit on ne touche rien et on va être obligés de baisser les pensions, soit on se pose la question". "Sinon il n'y aura plus de sens à discuter", a prévenu la CFDT.

"En l'absence de clarifications et de communication du projet du gouvernement (.), nous nous verrions donc en situation de mettre fin à notre participation à ladite "concertation", qui pourrait prêter à confusion quant à son objet et notre rôle", peut-on lire dans la lettre publiée ce mercredi 3 avril. Les députés de la majorité sont aussi réticents.

Le sujet de la dépendance a émergé dans le grand débat et un des groupes de travail des députés LREM dans ce cadre a averti du "risque politique lié à une éventuelle annonce de la suppression de jours fériés ou d'un allongement de l'âge de départ à la retraite", dans la synthèse remise à la presse.

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