Published: Dim, Mars 17, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Trump signe le premier veto de sa présidence — Mur frontalier

Trump signe le premier veto de sa présidence — Mur frontalier

Le Sénat américain, pourtant contrôlé par les républicains, a voté jeudi 14 mars, en faveur d'une résolution annulant la procédure d'urgence nationaledécrétée par le président Donald Trump pour débloquer des fonds nécessaires à la construction d'un mur à la frontière mexicaine.

La Chambre, contrôlée par les démocrates, avait approuvé cette même résolution le 26 février.

Donald Trump, un président obsédé par sa propre image de "winner", vient d'essuyer une cinglante défaite, infligée par des élus qui lui avaient jusqu'à présent témoigné une fidélité presque infaillible.

Lors de la signature de ce veto, dans le bureau ovale de la Maison blanche, Donald Trump a pris soin de faire venir à ses côtés des représentants de la police des frontières et des proches de personnes tuées par des immigrants clandestins aux Etats-Unis. Sur Twitter, il s'est simplement fendu d'un "VETO!", le veto présidentiel étant effectivement son seul moyen désormais d'obtenir le financement du mur qu'il a promis.

Avec la résolution sur le Yémen, "le Congrès exige au président de retirer les forces armées américaines des hostilités dans, ou affectant, la république du Yémen, à l'exception" des opérations visant Al-Qaïda et associés, sous 30 jours après l'adoption du texte.

Promesse emblématique de la campagne de Donald Trump, le mur frontalier a plongé les Etats-Unis dans une crise budgétaire et politique.

Pendant plusieurs jours, Donald Trump a tenté, tweets à l'appui, de mettre la pression sur les sénateurs républicains afin d'éviter ce revers qui tombe dans une période particulièrement difficile.

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Il paraît hautement improbable que le Congrès puisse outrepasser le veto présidentiel car cela nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux chambres.

Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell avait tenté, en vain, de rallier ses troupes contre une résolution qu'il juge "contreproductive". Egalement, le libertarien Rand Paul, ou Mitt Romney, ancien candidat à la présidentielle de 2012, qui a expliqué avoir voulu voter "en faveur de l'équilibre des pouvoirs [entre le législatif et l'exécutif], au cœur de notre Constitution ".

Devant un accord mettant fin à la paralysie qui ne contenait pas d'argent pour le mur, M. Trump a déclaré l'état d'urgence. Farouchement opposée au mur de Donald Trump, la responsable démocrate Nancy Pelosi plaide plutôt pour un renforcement des mesures de contrôle aux postes-frontière.

Le président a la possibilité d'opposer son véto au Congrès.

Populaire auprès de la base républicaine, Donald Trump a des relations plus compliquées avec ses troupes au Congrès, où il enchaîne les revers cette semaine.

Portée par le sénateur indépendant Bernie Sanders, cette résolution avait déjà été approuvée au Sénat en décembre 2018. Il est peu probable qu'un nombre suffisant d'élus républicains s'opposent alors à Donald Trump, une large partie d'entre eux redoutant d'être confronté à la colère des sympathisants trumpistes.

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