Published: Dim, Mars 17, 2019
Divertissement | By Capucine Hennequin

Acte 18 - l'ultimatum: premiers heurts sur les Champs-Elysées

Acte 18 - l'ultimatum: premiers heurts sur les Champs-Elysées

De multiples boutiques ont été pillées et incendiées samedi après-midi sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, où une nouvelle journée d'action des "gilets jaunes" était marquée par un regain de violence, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Quelque 14 500 personnes, dont 10 000 à Paris, étaient mobilisées samedi dans le cadre de l'acte 18 des "gilets jaunes", selon les estimations du ministère de l'Intérieur.

Quelque 7.000 à 8.000 personnes manifestaient en milieu de journée dans la capitale, point de convergence de la mobilisation, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans les locaux de la préfecture de police.

Pour Jocelin, chauffeur livreur de 48 ans dans le Var, "le mouvement n'est pas fini, et si Macron ne lâche pas plus que ce qu'il a déjà lâché, ça va mal finir, ce sera mai 68 en pire ". Sur les Champs-Élysées, des casseurs ont détruit des vitrines, notamment celle de la brasserie huppée le Fouquet's, et pillé des boutiques. "Une femme et son bébé étaient coincés au deuxième étage", ont mentionné les pompiers à l'AFP. Le sinistre a fait 11 blessés légers parmi lesquels deux policiers, ont-ils précisé. Mais d'autres commerces - du modestes kiosques à journaux au maroquinier Longchamp - ont subi le même sort.

A Paris, 230 personnes été interpellées, selon un décompte donné à 19 h 30 (18h30 GMT) par la préfecture de police.

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Eric Drouet, l'une des figures du mouvement, avait invité dans une vidéo les sympathisants à converger vers la capitale: "On attend les Toulousains avec impatience, les Bordelais, les Marseillais, les Rouennais.", évoquant même le renfort de sympathisants d'Italie, Belgique, Pays-Bas, Pologne. Comme il l'avait fait plus tôt avec Édouard Philippe, il a salué les forces de l'ordre et les pompiers et les a remerciés.

Les chefs de file de facto de la contestation avaient appelé ces derniers jours à "une mobilisation monstre" à Paris.

"On a été trop gentils, c'est pour ça que c'est violent aujourd'hui", dénonçait Jean-François Bernard, un manifestant employé dans l'entretien d'espaces verts.

Munis de sifflets et de fumigènes, des manifestants venus de toute la France débarquent dans les gares parisiennes. "Nous on a rien à voir avec la violence, des casseurs s'infiltrent et en profitent", assure Muriel, vêtue d'un gilet jaune et d'un bonnet phrygien. Des violents affrontements ont commencé dès la matinée entre policiers et manifestants et ont émaillé la journée place de l'Etoile et sur les Champs-Elysées.

Dans les Hauts-de-France, une dizaine de "gilets jaunes" ont marché ensemble depuis dimanche en direction de Paris, suivis par leur voiture balai et encadrés par des gendarmes.

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