Published: Sam, Mars 16, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Rejet du financement d'urgence du mur voulu par Donald Trump — Etats-Unis

Rejet du financement d'urgence du mur voulu par Donald Trump — Etats-Unis

Le Sénat américain, pourtant contrôlé par les républicains, a voté jeudi 14 mars, en faveur d'une résolution annulant la procédure d'urgence nationale décrétée par le président Donald Trump pour débloquer des fonds nécessaires à la construction d'un mur à la frontière mexicaine.

"Pour s'assurer que des fonds soient rapidement débloqués pour le " magnifique mur " vanté lors de ses rassemblements " Make America Great Again", Donald Trump avait aussi défendu, en vain, la constitutionnalité de sa décision de recourir à cette procédure d'exception pour obtenir quelque huit milliards de dollars. Notre système d'immigration est au-delà du point de rupture.

"Le Congrès a la liberté de voter cette résolution et j'ai le devoir d'y opposer mon veto", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale.

"VETO!", a répondu Trump sur Twitter juste après le vote. Par cette procédure, le président américain s'est arrogé des prérogatives budgétaires normalement réservées au Congrès.

More news: Découvrez les affiches des quarts de finale — Ligue des Champions

Il semble improbable que le Congrès outrepasse le veto présidentiel, car cela nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux chambres.

Donald Trump, un président obsédé par sa propre image de "winner", vient d'essuyer une cinglante défaite, infligée par des élus qui lui avaient jusqu'à présent témoigné une fidélité presque infaillible.

"Un vote en faveur de la résolution aujourd'hui par des sénateurs républicains est un vote en faveur de Nancy Pelosi, de la criminalité et des démocrates qui sont pour les frontières ouvertes!" Selon le "New York Times", douze sénateurs républicains ont voté avec leurs collègues démocrates pour faire barrage à Donald Trump. Interrogé par la presse américaine à l'issue de ce vote Mitt Romney sénateur républicain et ex-candidat à la présidentielle déclarait " Il ne s'agit pas du président. Plus surprenant, une poignée de conservateurs, d'habitude loyaux envers Donald Trump, ont fait de même. Il est peu probable qu'un nombre suffisant d'élus républicains s'opposent alors à Donald Trump, une large partie d'entre eux redoutant d'être confronté à la colère des sympathisants trumpistes.

Like this: