Published: Sam, Mars 16, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Les députés britanniques disent ne pas vouloir de no-deal — Brexit

Les députés britanniques disent ne pas vouloir de no-deal — Brexit

Le 29 mars est une date très attendue pour les pays membres de l'Union Européenne et pour le Royaume Unipuisqu'il pourrait s'agir du jour de la ratification du Brexit, l'accord de retrait des Britanniques. Selon Franceinfo, cette motion déposée par Theresa May a été approuvée par 412 députés contre 202 alors que le Brexit était prévu le 29 mars, soit dans un peu plus de deux semaines. Le rejet, mardi, par le Parlement britannique de l'accord de sortie négocié par la Première ministre Theresa May avec les 27 autres dirigeants de l'UE, n'a pas fait baisser les valeurs cotées à la Bourse de Londres, mais il avait tout de même jeté le trouble sur les marchés. En revanche, si cet accord est de nouveau rejeté, une demande d'extension courte "serait artificielle et sans effet" et l'Union européenne s'y opposerait probablement, indique la présidence française. Si l'accord est encore recalé, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays participe aux prochaines élections européennes en mai, a prévenu Theresa May.

Plus de détails à venir.

Un texte "embarrassant", "en bout de course", à mettre au "placard", a fustigé l'ancien ministre des Affaires étrangères conservateur Boris Johnson, un des grands artisans de la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

Ce jeudi soir, à la dernière minute, le député travailliste Chris Bryant a, au moins, décidé de retirer son amendement qui aurait permis au président de la Chambre des communes de ne pas soumettre une troisième fois au vote des parlementaires ce "deal" négocié par Theresa May avec Bruxelles.

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La solution à l'impasse sur le Brexit est à Londres et l'Europe doit quant à elle continuer à avancer, a déclaré mercredi Emmanuel Macron, au lendemain d'un nouveau rejet de l'accord de retrait par la Chambre des communes britannique. Les députés veulent un accord de sortie, mais pas celui que leur a soumis à deux reprises le gouvernement.

Alors que la situation ne s'arrange pas entre le Royaume Uni et l'Union Européenne -comme expliqué dans la vidéo ci-dessus-, il est temps de s'interroger sur l'avenir. Dans la matinée, le président du Conseil européen Donald Tusk avait pour sa part promis d'"inviter les Vingt-Sept à accepter un long report si le Royaume-Uni le juge nécessaire pour repenser sa stratégie et bâtir un nouveau consensus". Ce que la dirigeante conservatrice refuse d'envisager pour sa part. "Jusqu'à présent, cela ne semble pas être le cas", souligne-t-il, interrogé par l'AFP. Jeudi soir, un amendement déposé par l'ancienne tory Sarah Wollaston, et cosigné par une trentaine d'élus, a ainsi été rejeté alors qu'il prévoyait de demander un report "suffisant" du Brexit pour organiser un second référendum.

Depuis des mois, Theresa May perd des votes, perd des ministres, perd même sa voix lors du débat sur son accord cette semaine, mais la Première ministre tient bon.

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