Published: Sam, Mars 16, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Climat: les jeunes dans la rue pour interpeller leurs gouvernements

Climat: les jeunes dans la rue pour interpeller leurs gouvernements

Cette grève internationale est d'une ampleur inédite. Selon les premières estimations officielles données à 16 heures, 29.000 manifestants, de source policière, et 40.000 d'après les organisateurs, se sont rassemblés à Paris alors que l'association Youth for Climate France, à l'initiative du mouvement, tablait sur 15.000 à 20.000 personnes.

Des manifestations similaires se déroulent dans quelque 120 pays et 200 villes, inspirées par l'exemple de la jeune suédoise Gretha Thunberg (proposée pour le prix Nobel de la Paix), qui a entamé sa grève hebdomadaire pour le climat devant le Parlement suédois en août 2018, avant de venir faire un discours remarqué lors de la COP25 de Katowice (Pologne) en décembre, puis d'admonester les dirigeants de ce monde à Davos en janvier dernier.

" Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!". " Nous avons proposé Greta Thunberg parce que le changement climatique, si on ne l'enraye pas, sera la principale cause des guerres, conflits et flux de réfugiés à l'avenir", a précisé le député norvégien Freddy André Øvstegård.

"Ce moment est très important, pas seulement en terme du nombre de jeunes gens qui feront grève, mais pour les conversations que cela va provoquer dans les familles, entre amis, et dans les écoles", commente Karen O'Brien, sociologue de l'université d'Oslo.

"123 pays!" a tweeté la jeune Suédoise icône du mouvement, alors qu'elle marchait à Stockholm, sa ville natale. " Le test du mouvement ne sera pas la taille de la foule (.) mais dans les actions prises dans la société en réponse à la crise climatique", poursuit-elle.

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Plusieurs responsables politiques, en Allemagne, au Royaume-Uni ou à Hong Kong, ont bien essayé de renvoyer ces jeunes à leurs études, certains évoquant des conséquences en cas d'école buissonnière.

"Moi je leur dis que justement on s'informe, et en s'informant on a remarqué qu'on était loin de nos buts, qu'on n'était pas sur la bonne route, qu'on est en train de foncer dans le mur", ajoute la jeune fille, estimant malgré tout que leur "cri" est "de plus en plus" pris au sérieux. En déplacement dans la préfecture de la Gironde, le ministre de l'Éducation nationale a jugé "assez logique et finalement évident que la jeunesse soit la locomotive de la mobilisation sur ces enjeux". Les manifestants, à l'appel du collectif Youth for Climate, ont pénétré vers 9h dans la tour.

Plusieurs maires de l'alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont eux apporté leur soutien aux jeunes.

L'ONG 350.org espère elle qu'il y aura "un avant et un après" 15 mars.

Une vingtaine d'actions sont aussi prévues aux quatre coins de la Belgique.

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