Published: Mer, Mars 13, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Les négociations "désormais à Londres" entre Parlement et gouvernement — Brexit

Les négociations

"Si ce vote n'est pas acquis ce soir, si cet accord n'est pas entériné ce soir, alors cela pourrait en être fini du Brexit", avait pourtant prévenu la Première ministre britannique, s'exprimant d'une voix cassée lors des débats préalables au vote.

Il est temps que Theresa May " accepte que son approche ne fonctionne pas", a estimé Yvette Cooper, une influente députée du Labour, ajoutant que le Parlement était prêt à prendre les rênes du processus.

Lundi soir, la rencontre entre Thersa May et Jean-Claude Juncker, à Strasbourg, avait permis aux deux dirigeants d'annoncer qu'un accord avait été trouvé pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. Dans ces circonstances, "il est inévitable que cet accord de retrait inchangé soit rejeté une nouvelle fois", ont prédit dans la presse le député conservateur Steve Baker et son collègue Nigel Dodds, du petit parti nord-irlandais DUP, allié de Mme May au Parlement.

Les députés britanniques de la Chambre des communes ont rejeté, mardi soir, par 391 voix contre 242, l'accord de retrait défendu pour la seconde fois par la Première ministre Theresa May, plongeant le Royaume-Uni dans l'incertitude. Mais là encore, la première ministre britannique " sait qu'il y a une majorité au parlement britannique qui est contre une sortie sans accord, et que certains souhaitent que la sortie soit repoussée, voire qu'il y ait un nouveau référendum", soutient Catherine Mathieu.

" Nous regrettons l'issue du vote de ce soir", a fait savoir le président du Conseil européen, Donald Tusk, par l'entremise d'un porte-parole".

Si les députés refusent cette option, ils voteront jeudi sur une proposition de report "limité" du Brexit, au-delà du 29 mars. Mais celle-ci devra être "motivée" et la décision sera prise à l'unanimité des 27 au vu des "raisons" avancées par Londres et de "la durée" de l'ajournement souhaitée.

Quant à lancer des discussions avec Bruxelles pour obtenir de nouveaux changements, la partie semble loin d'être gagnée.

More news: PSG-Manchester United: People, Canto et la "lose", le match en images

"Il n'y aura pas de troisième chance, pas d'interprétation sur les interprétations, pas d'assurance sur les assurances", a-t-il dit en évoquant le vote de ce mardi.

Les députés britanniques votent mercredi pour approuver ou rejeter une sortie de l'UE sans accord le 29 mars. Parmi les garanties obtenues, "un instrument conjoint avec un poids juridique comparable à l'accord de retrait (sur le Brexit, ndlr) va garantir que l'Union européenne ne puisse pas agir avec l'intention de mettre en oeuvre le filet de sécurité indéfiniment", a déclaré Theresa May. L'impasse ne peut être réglée qu'au Royaume-Uni.

Déterminée à défendre ce texte jusqu'au bout, la dirigeante conservatrice a pris la parole dans l'après-midi devant les députés en les mettant en garde contre les conséquences d'un rejet.

La première ministre a répété qu'elle est personnellement en faveur d'un Brexit négocié, afin que le Royaume-Uni quitte l'UE de façon " ordonnée", tout en soutenant que l'accord qui a été rejeté mardi est le " meilleur", voire le " seul disponible ". Son appel n'a pas convaincu.

La livre sterling a brusquement baissé après la publication de l'avis de l'attorney general et a perdu en quelques minutes plus de 1% face à l'euro et au dollar après cette déclaration.

Le Royaume-Uni parviendra-t-il à sortir de l'Europe avec un accord?

Mais ils sont censé "clarifier" noir sur blanc, et de manière "juridiquement contraignante", que le Royaume-Uni pourra suspendre de manière unilatérale le backstop s'il est établi que l'UE n'a pas négocié de "bonne foi" pour remplacer ce dispositif controversé.

Like this: