Published: Dim, Mars 10, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

BCE : statu-quo sur les taux et prêts géants pour les banques

BCE : statu-quo sur les taux et prêts géants pour les banques

Mais les mauvaises nouvelles ont suivi avec "la révision plus importante que prévu à la baisse de la croissance en Europe ainsi que la révision à la baisse des perspectives d'inflation et un tableau relativement pessimiste dressé par Mario Draghi de la situation économique en Europe", a complété M. Larrouturou.

Pour les marchés, la messe était dite depuis longtemps, ils attendent un premier tour de vis monétaire qu'en 2020, mais la BCE livre un signal fort de sa volonté de stimuler la conjoncture aussi longtemps qu'il le faudra.

La Banque centrale européenne (BCE) a réduit ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison de la montée des risques.

Dans un contexte de croissance atone, la BCE n'a pas d'autres choix que d'agir. Elle a abaissé de 0,1 point la prévision pour 2020 à 1,6% et confirmé celle pour 2021 à 1,5%. Certes, les investisseurs ne s'attendaient pas à un relèvement des taux cette année, mais voient d'un mauvais œil l'annonce officielle de la BCE.

L'inflation n'atteindrait que 1,2% en moyenne cette année, contre +1,6% encore espéré en décembre, puis 1,5% en 2020 (+1,7%) et 1,6% en 2021 (+1,8%).

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Taux inchangés, "data observing policy " et examen du "potentiel " du lancement de nouveaux TLTRO, ces prêts bonifiés dont elle a fait l'usage par le passé pour doper les crédits bancaires, seront très probablement au menu des annonces de Mario Draghi, son président.

Les banques commerciales de la zone euro ont déjà commencé à restreindre le crédit en réponse à la baisse de la production industrielle et des exportations.

D'autant que l'institut de Francfort a aussi annoncé une nouvelle série de prêts géants aux banques, entre septembre prochain et mars 2021, avec à chaque fois une échéance de deux ans.

'Bien que la croissance économique ait nettement ralenti, les indicateurs économiques récents ont montré une activité d'une vigueur surprenante dans le secteur des services de la zone euro', ajoute le gestionnaire d'actifs.'La BCE pourrait donc s'abstenir de prendre des mesures immédiates et attendre des données supplémentaires', avertissait Ethenea.Sur le marché des changes, l'euro se tasse nettement (-0,5%) face au dollar en direction de 1,1250 contre 1,1310 ce matin.Pour les analystes de Kiplink, le potentiel du marché parisien reste intact à moyen terme, avec un possible test des 5. Jusqu'à présent, elle a gardé le cap d'un objectif d'inflation de la zone euro "en dessous mais proche de 2 %", malgré un ralentissement de l'IPCH en décembre à 1,6 %, après 1,9 % en novembre.

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