Published: Mer, Février 27, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Assurance chômage. " Il faut revoir les règles d’indemnisation pour les salaires élevés "

Assurance chômage.

En septembre, c'est lui qui avait signé une lettre de cadrage, feuille de route de la négociation.

La future réforme conservera l'objectif d'économies qui avait été fixé aux partenaires sociaux, soit 3 à 3,9 milliards d'euros sur trois ans.

Un décret sera publié "pendant l'été", après des décisions "au printemps", a annoncé mardi le Premier ministre, sans préciser si l'annonce interviendrait avant ou - c'est plus probable - après les élections européennes du 26 mai.

"Je regrette évidemment très profondément qu'un accord n'ait pu être trouvé [entre les partenaires sociaux]. (.) Ce bonus-malus est une promesse de campagne du candidat Macron", précise encore Guillaume Daret.

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La ministre du Travail Muriel Pénicaud commencera dès cette semaine de larges consultations avec les partenaires sociaux. Cette mesure est "sur la table", a sobrement commenté Édouard Philippe. Il affirme aussi que le fameux bonus-malus pour lutter contre l'abus des contrats courts est plus que jamais sur la table.

Demandée par les syndicats, au premier rang desquels Force ouvrière, elle est vivement contestée par le patronat depuis des années. C'est dans ce cadre qu'on pourrait assister à un changement des règles pour les plus hauts salaires. "Nous devons revoir notre système qui permet d'obtenir des niveaux d'indemnisation pour les salaires élevés qui sont trois fois supérieurs à ce qui se passe chez nos voisins", a déclaré le chef du gouvernement. Sa ministre est allée plus loin dans le détail, rappelant le côté "atypique" de la France: chez nous, "le plafond d'indemnisation est de 7 700 euros" tandis que, dans le "deuxième pays [le plus indemnisateur] en Europe, le Danemark", a poursuivi Pénicaud, ce même plafond est "de 2 700 euros par mois".

Comme pour le bonus-malus sur les contrats courts et l'ajustement de règles d'indemnisations pour "que le travail paie toujours plus que le chômage", a insisté Philippe, les "détails" de cette réforme - qui ne demandera "aucune mesure législative nouvelle", a précisé Pénicaud - viendront donc plus tard. Il s'agit des conséquences du mode de calcul de l'allocation, qui se fait par rapport au "nombre de jours travaillés".

Par ailleurs, alors qu'une négociation tripartite est en cours entre l'État, l'Unédic et les partenaires sociaux sur Pôle emploi, Muriel Pénicaud a exprimé sa volonté de "revoir en profondeur l'offre de services" de Pôle emploi.

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