Published: Jeu, Février 14, 2019
International | By Marie-Louise Baume

USA: accord de principe pour éviter un nouveau "shutdown"

USA: accord de principe pour éviter un nouveau

"Nous avons besoin d'un mur (.) et nous le construirons rapidement", a-t-il dit.

Au Congrès, l'appétit est grand chez les chefs républicains comme démocrates pour trouver une solution.

Les négociations entre parlementaires républicains et démocrates ont permis d'aboutir, lundi 11 février au soir, à un accord pour éviter une nouvelle paralysie de l'administration fédérale aux États-Unis, moins d'un mois après le plus long "shutdown" de l'histoire du pays. Difficile pour les parlementaires de précipiter de nouveau leurs électeurs dans cette tourmente. Concernant le financement d'un mur à la frontière mexicaine, qui fait l'objet d'une âpre bataille entre le président américain et les élus démocrates depuis des semaines, l'accord de principe prévoit 1,375 milliard de dollars pour la construction d'une nouvelle portion de 55 miles (environ 88 kilomètres).

Un calendrier serré mais réalisable si la volonté politique y est. "Certains seront contents de cet accord, d'autres ne le seront pas, mais nous avons fait au mieux ", a pour sa part avancé la démocrate Nita Lowey, qui avait bon espoir que l'accord obtienne les voix suffisantes.

Mais le mot "compromis" n'est pas au goût de tous à Washington.

Bonne nouvelle pour les investisseurs.

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"Le président américain ne s'est pas directement prononcé sur cette possible sortie de l'impasse". Donald Trump a droit de veto et pourrait la bloquer, mais la pression est immense sur le président pour éviter un nouveau "shutdown". Il avait été échaudé par un brusque revirement du président républicain sur un premier accord budgétaire. Sean Hannity, l'animateur de la chaîne Fox News proche de Donald Trump, a critiqué un "compromis pourri".

Cet accord "n'est pas une tentative sérieuse de sécuriser notre frontière ou d'arrêter le flot d'immigration illégale", a jugé l'élu de la Chambre, Mark Meadows, membre influent du Tea Party.

En cas de passage de vote au Congrès et de signature de Donald Trump, ce projet de loi briserait le rêve du président.

De son côté, le démocrate a pris la balle au bon et a défendu ses positions libérales en contredisant Trump. Le quadragénaire, qui a promis de se prononcer sur ses éventuelles ambitions présidentielles d'ici la fin du mois de février, avait appelé au rassemblement pour répondre " aux mensonges et à la haine par la vérité et une vision ambitieuse et positive pour l'avenir ".

Une nouvelle reculade serait très embarrassante face à sa base électorale, alors qu'il vise la réélection en 2020.

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