Published: Dim, Février 10, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Syrie : le groupe Etat islamique contrôle maintenant moins d’1% de son "califat"

Syrie : le groupe Etat islamique contrôle maintenant moins d’1% de son

"L'armée des Etats-Unis, nos partenaires de la coalition et les Forces démocratiques syriennes", une alliance arabo-kurde, "ont libéré la quasi-totalité des territoires auparavant contrôlés par Daech en Syrie et en Irak", a déclaré Donald Trump, venu clôturer la réunion au département d'Etat.

"Il n'y a pas eu de progression ou de changement significatif sur le front ces cinq derniers jours", a confirmé vendredi à l'AFP un porte-parole des FDS.

"Alors que nous continuons de presser les combattants de l'EI restant dans un carré toujours plus petit (.) ils cherchent à s'échapper en se mêlant aux femmes et aux enfants innocents qui tentent de fuir les combats", souligne la coalition dans un communiqué. "Je ne veux pas l'annoncer trop tôt", a-t-il toutefois souligné.

En annonçant le 19 décembre le retrait des forces spéciales américaines du nord-est de la Syrie où elles luttaient contre les djihadistes, Donald Trump a pris tout le monde de court.

Daech ne contrôle plus désormais que moins de 1 % de son " califat " autoproclamé, qui couvrait autrefois de vastes régions à cheval sur la Syrie et l'Irak, a annoncé jeudi 7 février la coalition internationale antidjihadiste emmenée par Washington. "Ils ont encore de petites poches", "qui seront de plus en plus petites" mais "peuvent être si dangereuses", a reconnu le locataire de la Maison Blanche, promettant de "tout faire pour vaincre jusqu'au dernier membre de la folie de Daech et défendre nos gens du terrorisme". Le président américain a d'ailleurs prévenu depuis décembre 2018 que ses soldats (2 000 environ) allaient se retirer de ce théâtre de guerre avant de temporiser.

Plus de 37.000 personnes ont fui le réduit de l'EI depuis début décembre, principalement des familles de l'EI, selon l'OSDH.

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Des centaines d'étrangers, dont des femmes et enfants, se trouvent aujourd'hui aux mains des FDS et réclament leur rapatriement vers leurs pays d'origine. "Aucune instance française n'est entrée en contact avec nous, concernant le transfert des citoyens français -combattants, enfants ou femmes", a indiqué Abdel Karim Omar.

Le départ des GI's pose à plusieurs pays, France en tête, la délicate équation du sort de leurs jihadistes qui, après avoir combattu sous la bannière du groupe, ont été arrêtés par les forces kurdes alliées des Occidentaux sur le terrain.

Deux responsables de l'autorité semi-autonome kurde dans le nord-est syrien ont indiqué à l'AFP qu'il n'y avait pas de progrès sur ce dossier.

Une opération qui pourrait entraîner un chaos sécuritaire, dont l'EI pourrait profiter, ont mis en garde les FDS.

"Nous avons choisi la solution politique avec Damas, parce qu'on ne veut pas de séparatisme", a-t-il ajouté. Il a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

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