Published: Sam, Février 02, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Des exilés pro-Gbagbo de retour en Côte d'Ivoire

Des exilés pro-Gbagbo de retour en Côte d'Ivoire

La Cour, qui siège à La Haye, pourrait donc refuser le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.

Le 15 janvier 2019, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont acquittés de l'ensemble des charges retenues contre eux par la CPI, dans une décision historique prise à l'unanimité. En cause: plusieurs haltes forcées, du fait de militants venus - spontanément ou à l'initiative de responsables politiques locaux - leur réserver un accueil triomphal dans les principales villes traversées par le cortège encadré par des éléments des forces de l'ordre ivoiriens.

Plus tôt dans la matinée, le porte-parole de la CPI avait évoqué cette hypothèse avec Sputnik en précisant que l'Etat en question "devrait s'assurer" que les deux anciens coaccusés seraient "disponibles en cas de leur convocation devant la Cour", dans le cadre d'un procès en appel qu'intenterait, éventuellement, le bureau du procureur.

Poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'ancien chef de l'État et son allié Charles Blé Goudé avaient été acquittés en janvier par la CPI mais leur mise en liberté avait été différée dans l'attente de l'examen d'un appel déposé par le parquet.

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"Les avocats de la défense exigent la mise en liberté immédiate des deux hommes, sous aucune condition, et certainement pas l'interdiction d'un retour en Côte d'Ivoire". Ce pays a toutefois refusé de remettre à la CPI Simone Gbagbo, malgré un mandat d'arrêt délivré en ce sens.

En détention depuis plus de sept ans à La Haye, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara.

La Belgique, où séjourne la seconde épouse et le fils de Laurent Gbagbo, aurait accepté, au lendemain de l'acquittement, d'accueillir Laurent Gbagbo, d'après Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, s'exprimant sur les ondes de Radio France Internationale (RFI).

A la majorité, les juges de la chambre de première instance ont estimé que les preuves présentées par l'accusation étaient "exceptionnellement faibles".

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