Published: Mer, Janvier 23, 2019
Divertissement | By Capucine Hennequin

Mort de Marcel Azzola, le "Monsieur accordéon"

Mort de Marcel Azzola, le

C'est une simple petite phrase improvisée, "Chauffe Marcel, chauffe!".

"Son cœur a lâché", a expliqué Lina Bossati, sa compagne à la ville et à la scène, à l'AFP, la pianiste précisant que Marcel Azzola, alias "Monsieur Accordéon", âgé de 91 ans, était décédé lundi matin chez lui à Villennes-sur-Seine, dans les Yvelines. Depuis les années quarante, en se perfectionnant auprès de Médard Ferrero, "Il Professore", il a promené son piano à bretelles partout, de brasseries en dancings, de studios en Six Jours cycliste au Vel'd'Hiv, de tournées avec Yves Montand en aventures dans le jazz, de duos en grands orchestres.

Dans les années 1930 à Paris, qui dit accordéon dit migrants italiens. Dès 1949, il jouait pour Edith Piaf, notamment dans "Sous le Ciel de Paris".

Marcel Azzola était dans l'exigence musicale absolue, il savait lire la partition et c'est pour cela que les plus grands ont fait appel à lui. Il a l'occasion d'accompagner la chanteuse Fréhel lors d'un radio-crochet.

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C'est à Suresnes en France, à la fin des années 30, qu'il remporte son premier concours d'accordéon, mais très vite cet artiste curieux de bonne musique laissera tomber le tricotage de notes et le bal pour se passionner pour la musique classique, de Bach à Debussy, pour ensuite se passionner, au sortir de la première guerre mondiale, pour le jazz et les premiers accordéonistes de jazz et de jazz manouche. Musicien légendaire, il avait accompagné les plus grands noms de la chanson comme Jacques Brel, Barbara, Edith Piaf, Gilbert Bécaud, Marcel Mouloudji ou Juliette Gréco.

Marcel Azzola a également enrichi la bande-son de nombreux films, comme le classique "Mon Oncle" de Jacques Tati. Aboutissement de cet acharnement: l'inscription de cet instrument au CNSM (Conseil national supérieur de musique) de Paris en 2002.

Statufié au Musée Grévin de 1969 à 1981, proposé pour la Légion d'Honneur qu'il avait refusée, Marcel Azzola souffrait depuis très longtemps de la Maladie de Dupuytren à la main droite (qui entraîne une rétraction irréductible des doigts, ndlr).

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