Published: Sam, Janvier 12, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Taxe d'habitation : Le Maire veut "aller au bout" de la suppression

Taxe d'habitation : Le Maire veut

Invité du "Grand rendez-vous Europe 1, Cnews, Les Echos", Bruno Le Maire, le ministre de l'économie a évoqué, dimanche, l'idée de continuer à faire payer la taxe d'habitation aux Français les plus aisés.

Les 20% des Français les plus riches paieront-ils encore la taxe d'habitation sur leur résidence principale à la fin du quinquennat? Pour rappel, la réforme de la taxe d'habitation a débuté en octobre. Ou bénéficiera-t-elle au final à 100 % des Français? Juste avant, le Conseil constitutionnel venait de réaffirmer sa vigilance sur cette mesure, au nom de "l'égalité devant l'impôt". Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron ne s'était engagé à supprimer la taxe d'habitation que pour 80% des ménages, à raison de trois tranches successives entre 2018 et 2020, pour un coût total de près de dix milliards d'euros.

A l'occasion du "grand débat", la problématique est revenue sur la scène politique, via une intervention du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Lundi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a répondu aux questions des journalistes de France Inter.

En attendant, c'est la cacophonie qui s'impose, nourrissant les critiques de l'opposition.

TRIBUNE - Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM, évoque les nombreuses problématiques en matière de fiscalité. "On n'y comprend plus rien ", a assuré sur RTL l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, accusant l'exécutif de "changer d'avis sans arrêt ". Une invitation au débat qui sera confirmée par le palais présidentiel quelques heures plus tard. Et de marteler qu'il fallait " aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation ".

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Avant cette annonce, le Conseil constitutionnel, dans son avis sur la loi de finances 2018, s'était interrogé, sans prendre position, sur le maintien de cet impôt local pour les 20% des Français les plus aisés, compte tenu du principe d'égalité devant l'impôt.

"Si la taxe d'habitation n'est pas un bon impôt pour 80% des Français, il y a peu de chances qu'elle le soit pour les 20% restants", avait-il justifié. "Mais nous décidons de mettre cela sur la table pour le grand débat", avait annoncé mardi l'Elysée.

Mais pour l'Elysée il s'agit de montrer que le débat n'est pas bouclé d'avance quand l'exécutif a déjà fermé la porte au retour de l'ISF ou à une réforme des droits de succession. Elle craint malgré tout que les collectivités, du fait de la baisse de la taxe d'habitation, n'augmentent d'autres taxes.

Comment aller "au bout de la suppression" tout en "mettant le sujet sur la table"? Dimanche, Bruno Le Maire a laissé entendre que l'exécutif pourrait maintenir cette taxe pour ces personnes, contrairement à ce qui avait d'abord été envisagé.

"Il faut distinguer les gens qui sont des classes moyennes, à qui il faut supprimer la taxe d'habitation, des gens qui avaient des taxes d'habitation de 10 ou 20 000 euros", a expliqué le ministre.

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