Published: Mar, Janvier 08, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Les réponses d'Edouard Philippe pour éviter de nouvelles violences — Gilets jaunes

Les réponses d'Edouard Philippe pour éviter de nouvelles violences — Gilets jaunes

Ce lundi soir, deux jours après les violences qui ont marqué l'acte 8 de la mobilisation des gilets jaunes, le gouvernement s'active pour afficher sa fermeté.

Ce dernier a évoqué une "loi nouvelle" durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations non déclarées qui serait votée, selon lui, dès le mois de février.

"Dans le courant des années 2000, dans les stades de foot, nous avons pris des mesures qui ont permis d'identifier et d'interdire [les hooligans]". Le gouvernement est favorable à ce que notre loi soit modifiée et à sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration de la manifestation.

Ne surtout pas laisser s'installer l'idée que le gouvernement non seulement est enkysté dans la crise des "gilets jaunes " mais en plus est incapable, ainsi que le claironne la droite, "d'assurer la sécurité des Français". Actuellement, les citoyens se rendant à un rassemblement encourent pour leur part une amende allant jusqu'à 38 euros. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser n'auront jamais le dernier mot dans notre pays", a-t-il prévenu. Aujourd'hui, la sanction est une contravention, a rappelé Edouard Philippe souhaitant voir la loi durcir cette sanction en " délit ". Ainsi, ces fauteurs de troubles identifiés n'auront plus accès aux manifestations.

Comme l'a fait remarqué un journaliste de La Chaîne parlementaire sur Twitter, un tel dispositif existe déjà.

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Si Edouard Philippe n'a pas précisé les modalités de ce nouveau "dispositif", cela pourrait passer par la création d'un nouveau fichier "des individus violents lors des manifestations", comme le réclame le syndicat de police Alliance.

"Face à de l'ultra-violence, il faut de l'ultra-sécurité " contre les "voyous ", plaidait lundi matin le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Le dispositif de sécurité retrouvera samedi son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80.000 policiers et gendarmes dans toute la France dont 5.000 à Paris, a dit le Premier ministre, sans préciser s'il s'attendait à une plus forte participation samedi pour l'acte IX des "gilets jaunes". "Nous avions changé la doctrine", a résumé l'homme de Matignon.

Interrogé sur les sanctions dont ont fait l'objet les casseurs depuis la première mobilisation des gilets jaunes, le 17 novembre, le Premier ministre a déclaré que 5600 gardes à vue et un millier de condamnations avaient été prononcées.

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