Published: Lun, Janvier 07, 2019
Entreprise | By Tatiana Lecocq

José Munoz (Nissan) a pris un congé après l'arrestation de Ghosn

José Munoz (Nissan) a pris un congé après l'arrestation de Ghosn

"Je ne dispose pas d'éléments qui me permettent de demander le départ de Carlos Ghosn" de la présidence du groupe français Renault, a répété le ministre de l'Économie, invité de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" sur Europe 1, organisée avec CNews et Les Échos.

"Je n'ai pas de nouvelles directes de lui, j'en ai par ses avocats japonais".

C'est le temps dont Carlos Ghosn devrait disposer ce mardi matin, devant un tribunal de Tokyo, pour affirmer publiquement son innocence pour la première fois.

"Une gouvernance a été mise en place, elle fonctionne, si Carlos Ghosn devait être durablement empêché, nous en tirerions des conséquences, mais nous n'en sommes pas là aujourd'hui", a-t-il poursuivi. "Je pense que tout le monde sera assez surpris en entendant sa version de l'histoire", annonce-t-il sans se faire d'illusion: "Le système fait que les objections à la détention sont rarement prises en compte".

L'ancien président de Nissan, qui est toujours le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan, a demandé cette audience publique pour connaître les motifs de sa détention.

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Anthony Ghosn confie également que son père "résiste, même s'il a perdu une dizaine de kilos en ne mangeant que trois bols de riz par jour. Pour la première fois, il pourra donner sa vision des faits ". Les conditions ne sont pas très saines.

Si elle est très attendue par ses proches, la comparution de ce mardi sera très brève et ne permettra pas d'appréhender l'ensemble de l'affaire.

Carlos Ghosn souhaitait que soit mis en application l'article 34 de la Constitution japonaise qui précise que, "sur demande, (une personne retenue) peut exiger que la raison précise de sa détention soit rendue publique au tribunal".

Le PDG de Renault Carlos Ghosn, en détention prolongée au Japon pour des soupçons de malversations financières, pourrait être libéré avec pour "seule condition" de signer des aveux rédigés en japonais, qu'il ne comprend pas, indique son fils Anthony Ghosn, dans un entretien au JDD dimanche 6 janvier. Il n'aura toutefois pas l'occasion de déployer une défense détaillée sur l'ensemble des accusations avancées par le parquet.

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