Published: Sam, Janvier 05, 2019
International | By Marie-Louise Baume

Tension entre la Somalie et l'ONU

Tension entre la Somalie et l'ONU

Jeudi, le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Somalie, Nicholas Haysom, a prévenu que le groupe al-Shebab demeure la plus grande source d'insécurité dans le pays de la Corne d'Afrique. Par conséquent, le gouvernement somalien a ordonné à l'émissaire des Nations unies pour la Somalie de quitter le territoire.

Lors des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre, une quinzaine de personnes auraient trouvé la mort et quelque 300 autres ont été blessées, selon les chiffres communiqués par l'ONU. Mais à une semaine de l'élection régionale, le gouvernement fédéral l'avait arrêté, l'accusant d'avoir "organisé une milice" à Baïdoa et de n'avoir "jamais renoncé à ses idéologies extrémistes". Face à son adversaire considéré comme le favori du gouvernement, "Robow était une menace pour le candidat du gouvernement", explique Hussein Sheikh-Ali, un responsable militaire interrogé par Reuters. "Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Somalie, Nicholas Haysom, n'est plus le bienvenu en Somalie et ne peut plus travailler dans le pays", a déclaré mardi soir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Il demande donc au gouvernement davantage de transparence sur les raisons de l'arrestation de l'ancien shebab.

More news: Plus de 500 morts dans des catastrophes aériennes en 2018

Dans sa missive, l'émissaire de l'ONU ne se contente pas d'exprimer ses craintes et évoque également une possible arrestation arbitraire de Mukhtar Robow.

Le chef de la mission avait joint des annexes à son courrier, notamment une note de l'Union européenne, la Grande-Bretagne et l'Allemagne annonçant la suspension de leur aide à l'État du Sud-Ouest. Le 30 décembre, il avait écrit une lettre ferme au gouvernement pour demander des explications suite aux violences en marge des élections de mi-décembre dans l'Etat du Sud-Ouest.

Like this: