Published: Lun, Décembre 31, 2018
International | By Marie-Louise Baume

L'heure est au délicat comptage des voix — Elections

L'heure est au délicat comptage des voix — Elections

Trois hommes sont candidats à la succession du président Kabila à la tête de la RDC, pays marqué par un contraste violent entre ses richesses minérales (cobalt, cuivre, coltan, diamant, or.), le génie de ses artistes et "sapeurs" - et la pauvreté des deux-tiers de ses habitants.

Les bureaux de vote vont ouvrir dans quelques heures dimanche en République démocratique du Congo dans un climat délétère après l'échec d'une réunion de la dernière chance pour désamorcer les risques de violence. C'est la première fois que le Congo peut rêver d'une transmission pacifique du pouvoir d'un président à l'autre depuis l'indépendance en 1960.

Thierry Vircoulonen: Oui, 21 candidats, dont le "dauphin" de Joseph Kabila, l'ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.

Ils ont été suivis une heure plus tard par l'un des deux principaux candidats de l'opposition, Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka.

" C'est un grand jour pour moi, c'est un grand jour pour le Congo parce que c'est la fin de la dictature, c'est la fin de l'arbitraire, c'est la fin (...) de 18 du système Joseph Kabila", a déclaré M. Fayulu. Et ce dimanche, quatre personnes, dont un policier et un agent électoral, ont été tuées dans la province du Sud-Kivu (est), a indiqué le directeur de campagne du candidat d'opposition à la présidentielle, Félix Tshisekedi.

Files d'attente interminables, machines à voter en panne et pluies torrentielles ont perturbé l'élection.

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Aucun incident majeur n'a été relevé jusqu'à présent dans cet immense pays à l'histoire agitée, où le vote a été reporté en mars dans deux régions, officiellement pour cause de violences (Beni-Butembo dans l'Est et Yumbi dans l'Ouest).

Objet de toutes les polémiques depuis plus d'un an, la machine à voter a connu de nombreux couacs dimanche.

A Kinshasa samedi après-midi, les "machines à voter" n'étaient pas sorties de leur valise noire dans trois centres de vote visitées par un photographe de l'AFP à Matonge et Victoire. "Beaucoup de bureaux de vote ont ouvert en retard.", affirme Thomas Nicolon, correspondant de France 24 à Kinshasa. J'ai appuyé sans trop savoir pour qui. "Comment mon nom, Kadima, n'est pas sur la liste électorale alors que je me suis fait enregistrer ici", s'est interrogé un électeur à Kinshasa dans le centre de vote Bonsomi du quartier populaire de Ndjili.

Dans un premier rapport partiel, des observateurs de la puissante Eglise catholique font état de retards, incidents et même d'installations de bureaux de vote dans des "lieux prohibés".

L'accès de la salle a été refusé à la représentante des Nations unies au Congo, Leïla Zerrougui, qui est repartie, a constaté un journaliste de l'AFP.

"On nous a appelés pour signer un engagement selon lequel nous allons nous comporter correctement avant, pendant et après le processus électoral", avait annoncé le candidat d'opposition Martin Fayulu, qui souhaitait que la Céni signe aussi.

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