Published: Sam, Décembre 22, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Arrestation de Peter Chérif, commanditaire de l’attaque de 2015 — Charlie Hebdo

Arrestation de Peter Chérif, commanditaire de l’attaque de 2015 — Charlie Hebdo

Il doit être transféré vers la France. Peter Chérif, visé par un mandat d'arrêt international, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, selon plusieurs médias français citant une source proche du dossier jeudi 20 décembre.

Il part combattre en Irak, à Falloujah, contre l'armée américaine. Sa mère parle, à l'époque, d'un véritable "lavage de cerveau". En mars 2007, il profite d'une attaque d'insurgés sur la prison où il est enfermé pour s'échapper avec 150 autres prisonniers, et rejoindre la Syrie. Extradé par la France, Peter Cherif passe 18 mois en prison dans l'attente de son procès. S'il assiste au début aux audiences, il ne se présente pas le dernier jour et disparaît.

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Peter Cherif ne sera pourtant pas présent pour entendre sa condamnation à cinq ans d'emprisonnement. Il est apparu ensuite que le djihadiste avait gagné le Yémen, où il se serait engagé dans les rangs d'Al-Qaida dans la péninsule Arabique (Aqpa), le groupe qui a revendiqué l'attentat contre Charlie Hebdo.

Cet homme de 36 ans est suspecté d'être le commanditaire présumé de l'attentat de janvier 2015 contre le journal satirique. Peter Chérif est un vétéran du djihad, membre de la filière des Buttes Chaumont à la fin des années 1990. C'est ce séjour qui a particulièrement intéressé les services français. Sept ans plus tard, voilà que Peter Chérif réapparaît donc à Djibouti, pays situé en face du Yémen. Et fin 2012, la police s'inquiétait des recherches Internet de Kouachi "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf", fief d'Aqpa. De source bien informée, on précisait vendredi que le service de coopération technique internationale de police, dépendant du ministère de l'Intérieur, était en train d'étudier, en étroite collaboration avec les autorités djiboutiennes, les scénarios possibles en privilégiant l'option la plus rapide: l'extradition ou une expulsion pure et simple.

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