Published: Jeu, Décembre 20, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

CSG, Smic: les mesures sociales de Macron présentées

CSG, Smic: les mesures sociales de Macron présentées

Benjamin Grivaux a fait ses calculs: "Quelqu'un qui gagne jusqu'à 1560 euros net, donc 30% de plus que le Smic, bénéficiera des 100 euros net".

Toutefois il ne s'agit pas de "détricoter" les décisions prises par le gouvernement depuis 18 mois, a prévenu Benjamin Griveaux.

Le décret revalorisant le Smic de 1,5% au 1er janvier a été adopté en conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, dans son compte-rendu, ce mercredi 19 décembre. Cette revalorisation mécanique portera, en brut, le Smic horaire de 9,88 à 10,03 euros et le Smic mensuel de 1498,47 à 1521,22 euros pour un temps plein, soit une hausse de 22,75 euros, a expliqué Benjamin Griveaux. Cette exonération concernera désormais 5 millions de retraités, soit 70% d'entre eux.

Un projet de loi présenté par le gouvernement doit permettre "aux entreprises de verser aux salariés rémunérés jusqu'à 3 600 euros une prime exceptionnelle jusqu'à 1 000 euros qui sera exonérée de toute charge sociale et de l'impôt sur le revenu et devra être versée avant le 31 mars 2019". Comme l'avait annoncé le Premier ministre Édouard Philippe vendredi dernier, ces primes seront défiscalisées jusqu'à 1.000 euros. Ce complément de salaire devrait ainsi augmenter de 90 euros et sera élargi de 3,8 à 5 millions de foyers éligibles. Or, "La mesure sur la prime d'activité a pour vocation de mettre plus de justice dans la répartition des richesses". Des entreprises comme Orange, Publicis, LVMH ou encore Altice ont, d'ores et déjà, indiqué qu'elles verseraient des primes exceptionnelles de fin d'année à leurs salariés.

Le texte rappelle que cette exonération d'impôt sur le revenu entraînera de fait l'exclusion des sommes perçues dans le cadre de la réalisation d'heures supplémentaires de l'assiette de la retenus à la source effectuée à partir du 1er janvier 2019.

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Les mesures d'urgence décidées par Emmanuel Macron face à la crise des "Gilets jaunes" ont commencé à prendre corps mercredi avec l'adoption d'un projet de budget révisé à l'Assemblée nationale et la présentation d'un projet de loi ad hoc.

La "prime exceptionnelle" versées par les entreprises volontaires à leurs salariés concernera "4 à 5 millions" de bénéficiaires et devra être versée avant le 31 mars a confirmé Benjamin Griveaux.

Les retraités touchant entre 1.700 et 2.000 euros par mois seront exonérés de la hausse de la CSG "au plus tard le 1er juillet" mais avec un remboursement rétroactif, a assuré le porte-parole du gouvernement.

Le "grand débat national" voulu par le chef de l'État devra déboucher "fin mars-mi avril" sur "des décisions très concrètes, en fonction des consensus identifiés".

"Ce n'est pas rejouer la présidentielle de 2017, ce n'est pas non plus détricoter ce que le gouvernement et le Parlement ont mis en place depuis 18 mois", a-t-il dit, interrogé sur ceux qui demandent de rétablir l'ISF.

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