Published: Sam, Décembre 15, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

Un deuxième ressortissant canadien disparu en Chine

Un deuxième ressortissant canadien disparu en Chine

Les autorités chinoises ne décolèrent pas depuis l'arrestation au Canada le 1er décembre, à la demande des États-Unis, de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms. Il s'agit de Michael Kovrig, un expert canadien de l'Asie du Nord-Est et ancien diplomate à Pékin, Hong Kong et aux Nations unies.

Le Canada est actuellement "le seul pays" du club des "Five Eyes" - regroupant les services de renseignement des États-Unis, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni -, qui n'a pas exclu de faire affaire avec Huawei pour le déploiement de la 5G sur son territoire, souligne M. Bild. "Nos partenaires en matière d'extradition ne devraient pas chercher à politiser le processus d'extradition ou à l'utiliser à des fins autres que la recherche de la justice dans le respect de la loi", a commenté la cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland. Alors que les autorités canadiennes se sont efforcées ces derniers jours de défendre la liberté des juges et de démentir toutes interférences politiques dans le dossier, Donald Trump n'a pas fait mystère de sa volonté d'intervenir personnellement dans cette affaire afin de préserver les négociations commerciales avec la Chine.

Le même jour, le Premier ministre canadien Justin Trudeau confirme l'arrestation en Chine d'un ressortissant canadien, qui a eu lieu la veille.

Le mardi 11 décembre, alors que le ministre Wang Yi dénonce les conditions de détention de la dirigeante chinoise, qui souffre de problèmes de santé et notamment d'hypertension, il annonce que "la Chine ne restera jamais les bras croisés face aux mauvais traitements qui portent arbitrairement atteinte aux droits et intérêts légitimes des citoyens chinois". Il n'a "aucune coïncidence", indique également l'ancien ambassadeur en Chine Guy Saint-Jacques, pour qui Pékin essaye de faire pression sur Ottawa. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères sous-entend seulement que l'arrestation pourrait être liée aux activités de l'ONG dans laquelle Michael Kovrig travaille.

Donald Trump a assuré qu'il ferait "tout ce qui est bon" pour les États-Unis.

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Des responsables chinois ont déclaré mercredi que l'International Crisis Group n'était pas enregistré en Chine et ont affirmé que ses activités dans le pays étaient illégales.

Après plusieurs jours d'entente, Wanzhou a pu être libérée en échange d'une caution de 10 millions de dollars canadiens, soit 6,6 millions d'euros.

Selon le quotidien canadien Globe and Mail, Michael Spavor est à la tête d'une agence de voyages spécialisée dans la Corée du Nord. Sa première audience d'extradition a été fixée au 6 février. Nous avons exprimé cette préoccupation directement aux autorités chinoises et nous sommes en contact direct avec sa famille.

"Pour l'instant, les Canadiens sont seuls au bord d'un précipice, avec un nœud coulant chinois autour du cou et des poignards américains plantés dans le dos", résumait jeudi un éditorial du quotidien torontois National Post.
Le Canadien Michael Kovrig, arrêté lundi soir à Pékin, semble se retrouver dans une délicate situation d'otage, au centre d'une crise mêlant Pékin, Ottawa et Washington. Le gouvernement indique avoir pris des "mesures coercitives" à leur encontre.

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