Published: Ven, Décembre 14, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Blanquefort : les salariés acceptent les conditions du potentiel repreneur Punch

Blanquefort : les salariés acceptent les conditions du potentiel repreneur Punch

Dans un communiqué, le groupe automobile américain a informé "son comité d'entreprise avoir décidé de ne pas donner de suite favorable à la vente du site de FAI à l'acquéreur potentiel ayant manifesté le plus grand intérêt pour la reprise". L'arrêt de production sur le site est prévu fin août 2019 par le groupe, qui s'est engagée à ne prononcer aucun départ contraint avant septembre 2019. Les mots sont du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, mercredi au Sénat.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui s'était personnellement impliqué pour tenter de sauver le site de fabrication de boîtes de vitesse, a accusé le constructeur américain de "trahison". Les syndicats de Ford Blanquefort avaient eux aussi appuyé ce plan, en acceptant un gel de salaire pendant trois ans, la perte de trois jours de RTT et une modulation du temps de travail. De leur côté, l'Etat, la région Nouvelle-Aquitaine et la métropole de Bordeaux étaient prêts à apporter "un soutien financier de 15 millions d'euros " à ce projet industriel.

"Le plan proposé présente des risques significatifs". Et aujourd'hui, bien que Punch soit malgré cela parvenu à obtenir des commandes d'autres constructeurs, Ford refuse le plan de reprise qui a été considérablement amélioré. "Nous ne croyons pas que les plans de l'acquéreur potentiel offrent le niveau de sécurité et de protection, ou limitent le risque de possibles pertes d'emploi futures, que nous souhaitons pour les salariés de FAI", a déclaré le constructeur.

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Ford a présenté un plan social qui comprend un congé de reclassement d'une durée étendue à compter d'octobre 2019, un plan de cessation anticipée d'activité, un redéploiement chez GFT, ainsi que d'autres mesures d'accompagnement des salariés. Disant avoir appris cette nouvelle par ce communiqué malgré ses demandes d'échanger avec le constructeur, le ministre de l'Economie s'est également dit révolté contre l'attitude de ce groupe qui n'a "même pas eu le courage de prendre le ministre de l'Economie" au téléphone. "Je veux profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch qui garantit l'avenir du site industriel de Blanquefort", a affirmé le ministre.

L'accord avec Punch poxerglide portait sur le maintien de 350 à 400 des 850 salariés, 300 à 350 partant en pré-retraite et 100 à 150 pouvant être repris par l'usine voisine Getrag de Blanquefort, filiale de Ford.

Le constructeur américain a rejeté l'offre de reprise pour son usine de production de boîte de vitesse de Blanquefort, dans la banlieue de Bordeaux. Pour Philippe Poutou, délégué CGT, "tout le monde était inquiet, y compris d'ailleurs les services de l'Etat, donc on n'avait pas un espoir énorme, mais ce petit espoir suffisait". Le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, appelle lui aussi les parties "à tirer profit des jours qui viennent pour parvenir à une solution durable sur le plan industriel et raisonnable sur le plan social". "Une stratégie indigne au regard des 7 milliards d'euros de profits que le Groupe a dégagés en 2017", écrivent Jean-Luc Gleyze, président et Christine Bost, vice-présidente.

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