Published: Jeu, Décembre 06, 2018
International | By Marie-Louise Baume

La France autorise l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso

La France autorise l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso

Voilà qu'aujourd'hui, la Justice française, celle de l'avocat de François Compaoré lui-même qui l'estime être une justice indépendante, nous dit que les éléments sont suffisants pour qu'il vienne répondre devant la justice de son pays. La cour d'appel de Paris a autorisé, mercredi 5 novembre, son extradition vers le Burkina Faso, où celui qu'on surnommait "petit-président" est mis en cause dans l'enquête portant sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo et de trois de ses compagnons.

Comme l'affaire de l'assassinat de l'ex-président burkinabè Thomas Sankara en 1987, le meurtre de Zongo garde une forte charge symbolique au Burkina, où la société civile a ces dernières années organisé nombre de manifestations et mobilisations pour réclamer la fin de l'impunité concernant la mort de ce journaliste.

Mais la défense de François Compaoré a indiqué qu'elle allait former un pourvoi en cassation. Pour nous, c'est vraiment une victoire très importante et qui a son importance même dans le symbole. Il s'était réfugié en Côte d'Ivoire et avait obtenu la nationalité ivoirienne.

La France autorise l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso
Avis favorable à l'extradition de François Compaoré

Il avait été interpellé le 29 octobre 2017 à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, à Paris, et placé sous contrôle judiciaire en France. "Cela montre que le dossier monté par la justice burkinabè a été fait avec tout le sérieux nécessaire (.) nous sommes confiants parce que notre dossier est suffisamment solide".

En l'occurrence, il s'agit d'une plainte à Paris pour "faux et usage de faux criminel" visant le doyen des juges d'instruction de Ouagadougou.

La cour d'appel de Paris avait refusé dans un premier temps, en juin dernier, de statuer sur la demande d'extradition du Burkina Faso et demandé des éléments matériels précis de nature à impliquer directement François Compaoré. "La cour est parfaitement en mesure de se rendre compte que la citation faite par le juge d'instruction du Burkina Faso dans sa note n'est pas correcte", a énoncé Pierre-Olivier Sur, lisant l'arrêt de la cour d'appel. "Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que la question de l'extradition et de son exécution se posera, c'est-à-dire pas avant 2020 ou 2021", a-t-il anticipé.

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