Published: Jeu, Décembre 06, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

"Gilets jaunes" : le jour d'après


Paris s'est retrouvé samedi en proie au chaos, théâtre d'un déchaînement rare de violences de casseurs, en marge de rassemblements de gilets jaunes, ces Français modestes protestant contre la politique fiscale et sociale du gouvernement, qui ne parvient pas à les calmer.

Emmanuel Macron demande à Edouard Philippe de recevoir les chefs de parti et des représentants des "gilets jaunes".

Puis direction l'Elysée où Emmanuel Macron doit présider une réunion à l'Élysée avec le Premier ministre Édouard Philippe, Christophe Castaner et Laurent Nuñez.

Au total, ce week-end, les violences ont donné lieu à 363 garde à vue, dont 32 pour des mineurs, selon un nouveau bilan du parquet de Paris. A Arles, un automobiliste est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, victime d'un accident sur le lieu d'un barrage organisé par les "gilets jaunes".

Parmi les soutiens aux "gilets jaunes" à proprement parler, 81 % de sondés condamnent les violences, contre 19 % les approuvant.

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Dans l'ensemble de la France, les "gilets jaunes" sont "moins de 36 000", a affirmé le Premier ministre, évoquant des affrontements "d'une grande violence".

Les images du saccage de l'Arc de Triomphe au cours des manifestations des Gilets jaunes samedi dernier ont marqué les esprits. Plusieurs questions commencent à se faire entendre sur la gestion de cette crise par le gouvernement et la capacité de son chef, le président Emmanuel Macron à le résoudre rapidement. Le ministre a balayé la question d'un recours disproportionné de la force par ses services, en dépit des plaintes de nombreux manifestants victimes de tirs de Flash-Ball, de grenades de désencerclement et de grenades assourdissantes (GLI-F4).

"Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc du Triomphe soit souillé", a déclaré Emmanuel Macron à Buenos Aires, à la fin du sommet du G20, en annonçant une réunion d'urgence "dimanche matin" notamment avec son Premier ministre. Ainsi, les représentants du collectif " gilets jaunes libres", dont certains ont reçu des menaces de mort, ont indiqué qu'ils n'iraient pas à Matignon mardi, notamment pour " raisons de sécurité ". L'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale a également été exclue. Plusieurs manifestants cagoulés ont également chanté la Marseillaise autour de la flamme du soldat inconnu. Présentée par les médias comme spontanée et non partisane, elle s'organise autour d'une première manifestation nationale le 17 novembre 2018, qui se répète les samedis suivants jusqu'au 1er décembre quand se produisent à Paris des scènes d'émeutes d'une rare violence.

"Le président de la République ne peut pas continuer à rester silencieux", avait jugé dans la matinée le patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez, renouvelant son appel à un référendum sur la transition écologique. À gauche, le patron des socialistes, Olivier Faure, a réclamé des états généraux sur le pouvoir d'achat.

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