Published: Mar, Décembre 04, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Le monde appelé à ne "pas trahir" les générations futures — Climat

Le monde appelé à ne

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres prononce un discours devant la COP24 sur le climat à Katowice en Pologne le 3 décembre 2018.

Selon un récent rapport du Giec, il faudrait que les émissions de CO2 soient réduites de près de 50% d'ici à 2030 par rapport à 2010, pour rester sur un seuil de +1,5°C (puisque la planète a déjà gagné +1°C).

Malgré les preuves irréfutables, le monde "ne va pas du tout dans la bonne direction" pour freiner le changement climatique, a mis en garde le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lors d'un sommet organisé au 2 jour de la 24 Conférence de l'ONU sur le climat à Katowice, en Pologne.

Que Dieu nous pardonne, si nous ignorons les preuves irréfutables, nous deviendrons la génération qui a trahi l'humanité. "À ceux qui traînent les pieds, je dis simplement " faites-le ", a-t-il ajouté, lançant " un message sans équivoque " pour relever les ambitions contre le réchauffement.

Le président polonais a déclaré à l'ouverture de la deuxième journée de la conférence qu'il faut "trouver un équilibre entre la protection de l'environnement et la protection sociale, entre la lutte contre les changements climatiques et le progrès économique". (©AFP/Selim CHTAYTI)Sécheresses, inondations, hausse du niveau des mers... Ils souligneront également les possibilités d'emploi offertes par la transition vers des économies à faibles émissions de gaz à effet de serre.

Comme une loi a besoin d'un décret d'application, l'accord ne pourra libérer son potentiel sans des règles précises notamment sur la "transparence" (comment les États rendent compte de leurs actions, leurs financements, leurs résultats) ou le degré de flexibilité accordé aux pays les plus pauvres.

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Rappelons que lors des accords de Paris, les grandes puissances économiques du nord se sont engagées à porter à 100 milliards de dollars par an l'aide financière climatique qu'ils versent aux pays en développement d'ici 2020.

Même constat pour RFI: "côté européen, Edouard Philippe était sans doute l'homme politique le plus important, mais le Premier ministre français a annulé sa visite à cause de la crise des 'gilets jaunes'". Et elle a encouragé la communauté internationale à faire "de même ".

Mais dans un contexte géopolitique peu propice aux engagements, financiers ou autres, c'est la Banque mondiale qui a fait sensation, annonçant sous les applaudissement une mobilisation de 200 milliards de dollars pour 2021-2025. Donald Trump a rappelé son rejet de cet accord tout comme le le futur président brésilien Jair Bolsonaro, qui a évoqué une sortie de son pays également du pacte climatique.

Les signataires de la déclaration devront "reconnaître les défis auxquels sont confrontés les secteurs, les villes et les régions en transition qui se détournent des énergies fossiles et des industries à fortes émissions et l'importance d'assurer un avenir décent aux travailleurs touchés par la transition".

Or, " Nous n'avons pas des décennies ou des siècles pour sortir des énergies fossiles", prévient Alden Meyer, de l'organisation Union of Concerned Scientists.

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