Published: Dim, Novembre 18, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Paul Biya se fait représenter au 11e sommet de l’Union africaine

Paul Biya se fait représenter au 11e sommet de l’Union africaine

Le président Rwandais a insisté pour que ce sommet soit convoqué, pour faire passer ces réformes destinées à rendre l'UA moins bureaucratique et plus efficace. L'Égypte a été suspendue environ un an de l'Union africaine après le coup d'État de 2013 qui a porté au pouvoir le président Abdel Fattah al-Sisi, qui succédera à Kagame en tant que président de l'UA.

"L'inquiétude tient à ce que, même si elle ne devait pas chercher pas à revenir dessus, l'Égypte ne ferait très probablement pas la promotion de ces réformes", explique Elissa Jobson, du centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

Centrées sur les réformes institutionnelles entreprises au sein de l'Ua depuis deux ans, lesdites assises se tiendront à Addis-Abeba du 17 au 18 novembre. Chargé, en juillet 2016, par ses pairs d'élaborer un rapport sur la réforme de l'UA, Paul Kagamé, président en exercice de l'UA et chef de l'État rwandais, a proposé, entre autres, la transformation du mécanisme du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad) en agence de développement de l'UA.

Pour l'instant, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Botswana, les Comores, le Togo et le Ghana ont confirmé qu'ils enverraient leur président. Le Nigeria et le Mozambique enverront des ministres des Affaires étrangères, tandis que les autres membres de l'UA n'ont pas encore indiqué qui sera présent.

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Certaines réformes ont déjà été adoptées. L'Égypte, qui assumera la présidence de l'UA au début de l'année prochaine, n'a que peu d'intérêt pour les réformes, ont-ils déclaré.

La plupart des pays africains les plus puissants sont en effet réticents à donner à l'UA la capacité de prendre des décisions à leur place, observe Mme Louw-Vaudran. "Ils la voient encore comme une sorte de secrétariat chargé de mettre en œuvre ce que les chefs d'État décident", explique-t-elle. M. Ouyahia avait souligné que "l'Algérie partage l'impératif d'une réforme institutionnelle et structurelle de l'UA".

"Il y a un sentiment général que cette décision avait été plus impulsée par la Commission que par les États membres". " Personne n'espère particulièrement que le sommet va résoudre quelque chose, mais vous pourriez voir quelques décisions ", a déclaré le diplomate.

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