Published: Ven, Novembre 09, 2018
Sport | By Catherine Charbonnier

Chantage à la sextape : la justice valide l'enquête

Chantage à la sextape : la justice valide l'enquête

Journée cruciale pour l'attaquant du Real Madrid Karim Benzema et les cinq autres mis en examen dans l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena: la justice rend jeudi une décision très attendue sur la validité de l'enquête. Les cerveaux présumés du chantage Mustapha Zouaoui et Axel Angot, gravitant dans le milieu du football, sont soupçonnés d'avoir dérobé la vidéo intime de Mathieu Valbuena et d'avoir ensuite essayé d'en tirer profit. "La procédure se poursuit, et je m'en réjouis pour M. Valbuena qui souhaite que la vérité judiciaire soit faite publiquement dans ce dossier ", a salué l'avocat de Mathieu Valbuena, Me Paul-Albert Iweins.

Mais la Cour de cassation avait rendu un avis contraire en juillet 2017, suivant les arguments de la défense. "L'avocat de Karim Benzema a ainsi annoncé depuis le tribunal où il était présent ce jeudi qu'il allait se pourvoir en cassation".

Ce scandale a coûté sa carrière en équipe de France à son client, qui se dit totalement innocent, mais qui n'a plus jamais été appelé en Bleu depuis sa mise en examen en novembre 2015. Dans cette enquête, qui avait surgi en 2015, six personnes au total sont mises en examen dont l'ancien international français, passé par l'AJ Auxerre ou encore Liverpool, Djibril Cissé.

Ce policier, "Lukas", agissant sous couverture, a joué pendant plusieurs semaines les intermédiaires entre Mathieu Valbuena et les maîtres chanteurs présumés.

Ce dernier qui s'était fait passer pour l'homme de confiance de Valbuena aurait incité certains de ses interlocuteurs à commettre une infraction.

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Si Benzema n'a jamais été en contact direct avec "Lukas", son avocat avait invoqué à l'audience en octobre la théorie des "dominos": "Si vous enlevez le début d'une enquête, si ses actes initiaux sont entachés d'irrégularités, eh bien l'ensemble doit tomber".

Pour son confrère Samim Bolaky, avocat de Younes Houass, "on reste dans le même entêtement judiciaire".

Surtout, "aucune contrepartie financière, aucune menace, qui sont les éléments constitutifs de l'infraction de chantage, n'étaient évoqués avant l'intervention du policier", avait-il rappelé en octobre.

Son client a par ailleurs porté plainte contre X et contre l'enquêteur infiltré pour "faux et usage de faux". "Le dossier va être en suspens pendant plus d'un an", a-t-il estimé.

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