Published: Lun, Novembre 05, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

Murielle Bolle se défend d'être "le monstre qu'on décrit"

Murielle Bolle se défend d'être

L'assassinat d'un petit garçon, c'est la pire chose qui puisse arriver. "Si je savais quelque chose, je le dirai" assure-t-elle. Les 2 et 3 novembre 1984, la jeune fille alors âgée de 15 ans avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory, en sa présence. Je suis maman, mamie maintenant, donc je comprends. Ce livre, je le fais aussi pour la mémoire de Bernard (NDLR: Bernard Laroche, le mari de sa sœur, tué par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory).

Cet entretien exceptionnel est à retrouver dans le JT de 20 Heures ce 4 novembre, puis en intégralité sur LCI à 20H30.

"Elle raconte aussi les conséquences de l'affaire sur sa vie d'adolescente: "le changement de collège car elle était "moquée" et "[montrée] du doigt", et finalement l'abandon de l'école et son rêve de devenir pâtissière. Elle déclare d'ailleurs se sentir coupable de la mort de son beau-frère: "Même si ça m'arrachait le cœur et que c'était Bernard, je le dirais".

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Aujourd'hui âgée de 49 ans, Murielle Bolle clame son innocence, et confirme que la deuxième version qu'elle a donnée aux policiers est bien la "vérité". Parce que c'est un crime horrible. Ensuite annulées pour des questions de procédure, ces mises en examen devraient être de nouveau demandées par le parquet général une fois tous les recours purgés. (.) Si je n'avais pas eu la peur des gendarmes et que je n'avais pas dit ce qu'eux m'avaient dit, Bernard serait peut-être encore là.

"Elle évoque aussi son " très dur " séjour en prison, après avoir été mise en examen pour le rapt mortel de l'enfant, dans un spectaculaire rebondissement en juin 2017, et ses codétenues qui la " traitaient de tueuse d'enfant ". "Mais s'il y a un procès, je me battrai". "J'ai vécu la plus longue garde à vue de l'histoire: elle a débuté en 1984 pour s'achever 33 ans plus tard (.) aujourd'hui encore, j'ai du mal à trouver du travail". J'espère qu'on va enfin me croire: "la justice, les parents de Grégory et l'opinion publique à laquelle j'ai été jetée en pâture". "J'ai tenté de sortir une fois dans la cour mais j'ai reçu des projectiles", décrit-elle encore.

Encore régulièrement impactée, tant sur le plan judiciaire, familial que professionnel par cette affaire qui lui a "brisé la vie", Murielle Bolle porte surtout en elle le poids de la culpabilité.

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