Published: Lun, Novembre 05, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

Donald Trump utilise "Game of Thrones" pour avertir l'Iran

Donald Trump utilise

"Sanctions are coming", voilà comment Donald Trump a décidé d'annoncer les nouvelles sanctions économiques contre l'Iran ce vendredi 2 novembre.

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d'importer du pétrole iranien, "mais uniquement car ils ont fait preuve d'efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro" et "ont coopéré" avec les États-Unis "sur de nombreux autres fronts", a-t-il expliqué sans nommer ces pays, dont la liste sera publiée lundi. Les Etats-Unis souhaitent aussi couper les institutions financières iraniennes frappées par des sanctions du circuit bancaire international Swift, hormis pour les " transactions humanitaires ", a indiqué Steven Mnuchin.

La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) ont dit regretter "vivement" la réimposition de sanctions contre l'Iran par les États-Unis, selon un communiqué conjoint publié vendredi. Image et phrase à laquelle s'ajoute la date du 5 Novembre, ce tweet est une référence à l'actuelle situation de l'Iran, Trump expliquait dans un show TV américain qu'il voulait forcer le pays à se soumettre à 12 propositions qui visent à " empêcher l'Iran de soutenir les islamistes radicaux en Syrie et à exiger l'arrêt du développement de l'arme nucléaire". Cette fois, il s'agit de l'administration Trump qui tente d'imposer au reste du monde une politique dont la plupart des pays ne veulent pas.

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Trump faisait allusion au prochain rétablissement des sanctions contre Téhéran, levées en 2015 lors de l'accord sur le nucléaire.

Au-delà du niveau de pression que les Américains réussiront à exercer, le flou demeure surtout sur leurs vraies intentions. Riyad est un allié clé de Washington, qui espérait créer une Alliance stratégique au Moyen-Orient, réunissant les pays arabes du Golfe, l'Égypte et la Jordanie, afin de contrer l'Iran chiite. "Le président semble vouloir un accord plus global et meilleur avec les Iraniens, mais j'ai l'impression que son équipe de sécurité nationale cherche davantage à déstabiliser l'Iran ou à aboutir à un changement de régime à Téhéran", affirme Ali Vaez. "Ce projet est mort en même temps que Jamal Khashoggi", lâche Barbara Slavin. La Chine pourrait aussi figurer parmi les pays bénéficiaires de cette mesure. Premier personnage de l'Etat iranien et ultime décideur dans les dossiers sensibles, l'ayatollah Khamenei a rejeté les sanctions américaines.

"La dispute entre les Etats-Unis et l'Iran dure depuis 40 ans, et les Etats-Unis ont agi beaucoup contre nous", a poursuivi le numéro un de la République islamique d'Iran en dénonçant "une guerre militaire, économique et médiatique".

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