Published: Ven, Novembre 02, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Khashoggi étranglé puis démembré — Procureur turc

Khashoggi étranglé puis démembré — Procureur turc

Le procureur turc, Irfan Fidan, estime que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par "strangulation" dès son arrivée sur les lieux, rapportent différents médias étrangers.

Moscou a dit regretter que la tragédie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi se retrouve au centre d'un si grand nombre d'intrigues politiques et d'insinuations.

Un manifestant brandit une image de Jamal Khashoggi à Istanbul, le 25 octobre 2018. C'est un sosie qui a quitté les lieux à sa place. La justice turque, elle, a donné des éléments très importants qui renforcent les accusations envers l'entourage du pouvoir saoudien, et le parti de Recep Tayyip Erdoğan a affirmé mercredi 31 octobre que le plus " haut niveau " du pouvoir saoudien aurait commandité le meurtre du journaliste saoudien. "Le corps de Khashoggi n'avait pas besoin d'être enterré", ajoute-t-il.

Cette information émane de Yasin Aktay, le conseiller du président turc, cité par la rédaction du journal. En outre, son corps a été démembré le 2 octobre dernier. Après plusieurs semaines de tergiversation, l'Arabie a finalement jeté le masque et reconnu le meurtre du journaliste dans l'ambassade et annoncé des mesures contre des cadres saoudiens. Ainsi que l'identité du " collaborateur local " mentionné par Ryad.

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En guise de réponse, toujours selon le communiqué, le procureur d'Istanbul a été invité à se rendre en Arabie saoudite avec les éléments de l'enquête en sa possession.

Les médias ont suivi avec attention toutes les recherches menées, sans résultat, par les autorités.

Après avoir fouillé une forêt proche d'Istanbul et une ville du nord-ouest de la Turquie, les enquêteurs ont inspecté la semaine dernière, à l'aide d'un robot, les réseaux d'égouts autour du consulat saoudien. Elle a ensuite fouillé une voiture appartenant au consulat, abandonnée dans un parking de la ville. Il s'est aussi rendu au consulat saoudien et, selon l'agence privée turque DHA, au bureau du service de renseignement turc à Istanbul. Les canalisations du consulat ont elles aussi été inspectées. Il a également exigé des autorités saoudiennes de lui donner le nom de ce complice turc, dont on ignore tout, mais dont l'implication semble être une tentative de l'Arabie saoudite de faire diversion.

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