Published: Mer, Octobre 31, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Six articles pour comprendre la victoire de Bolsonaro au Brésil

Six articles pour comprendre la victoire de Bolsonaro au Brésil

Des milliers de sympathisants se sont réunis devant son domicile à Rio de Janeiro et ont lancé des feux d'artifices au moment de l'annonce de sa victoire.

Surnommé le "Trump des tropiques", Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême-droite et ex-capitaine d'armée nostalgique de la dictature militaire, a été élu dimanche soir président du Brésil avec 55,13% des voix.

Une action symbolique en forme de clins d'oeil au "professeur" Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (PT), un universitaire qui fut ministre de l'Education sous le mandat de son mentor, l'ex-président Lula. "Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la Nation au-dessus de tout". Il a également annoncé que toutes ses promesses de campagne seraient tenues.

Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, Jair Bolsonaro a réussi à s'imposer comme l'homme à poigne dont le Brésil aurait besoin. "Jamais je n'ai vu une élection aussi polarisée", dit-il, "les dernières fois on votait par choix, et non contre quelque chose".

Catholique défenseur de la famille traditionnelle, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangéliques et a indigné, par ses déclarations outrancières, une bonne partie des Noirs, des femmes et des membres de la communauté LGBT.

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Interrogée dans son bureau de vote à Sao Paulo, Ana Lucia Gercici, une femme d'affaires de 51 ans, affirme ainsi: "Si Haddad gagne, je pars en novembre vivre en Italie car "très vite les gens vont être empêchés de partir du pays et ça deviendra Cuba".

Bolsonaro, lui-même victime d'une agression à l'arme blanche début septembre alors qu'il était en tournée électorale dans l'Etat du Minas Gerais, s'impose au terme d'une campagne particulièrement violente, avec agressions et intimidations à la clef.

Fernando Haddad, candidat de gauche malheureux a demandé que ses " 45 millions d'électeurs soient respectés ", après l'élection de Jair Bolsonaro, qui avait promis à ses opposants " la prison ou l'exil ".

Le président sortant Michel Temer a indiqué que la transition débuterait dès lundi.

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