Published: Dim, Octobre 28, 2018
International | By Marie-Louise Baume

"Atmosphère de terreur" entre Gaza et Israël


Les premières informations ne faisaient pas état de victimes.

Depuis le 30 mars, les abords de la barrière entre la bande de Gaza et Israël sont le théâtre d'une vaste mobilisation contre le blocus imposé depuis plus de dix ans à la bande de Gaza par l'Etat hébreu.

L'armée israélienne a accusé samedi la Syrie d'avoir ordonné les tirs de roquettes de Gaza sur Israël avec le soutien de l'Iran, allié du pouvoir de Damas.

Au moins 39 roquettes tirées par le groupe radical palestinien Djihad islamique depuis la bande de Gaza sont tombées dans la nuit de vendredi à samedi en territoire israélien sans faire de morts ni de blessés, d'après l'armée israélienne.

L'aviation a visé "huit cibles militaires dans trois bases du Hamas", selon un communiqué de l'armée, cité par l'AFP.

Ni Israël ni l'Egypte n'ont commenté les déclarations du deuxième groupe armé à Gaza, mais des responsables de la sécurité israéliens ont confirmé qu'aucun incident n'avait été enregistré depuis l'annonce du Jihad islamique. Il a ajouté devant des journalistes que la riposte israélienne "ne sera pas limitée géographiquement".

Le système israélien de défense aérienne Iron Dome "a intercepté une dizaine de projectiles", a indiqué l'armée.

More news: "La vérité finit toujours par l'emporter" — Cristiano Ronaldo

L'armée israélienne a déclaré samedi matin dans un communiqué qu'elle " considérait avec une grande sévérité l'attaque à la roquette menée [vendredi] soir contre les communautés israéliennes ".

En réponse aux salves de roquettes, le commandement du front intérieur de l'armée israélienne a publié pendant la nuit des instructions restreignant les rassemblements à la périphérie de Gaza: jusqu'à 100 personnes dans des zones ouvertes et 500 personnes dans des espaces fermés. L'armée israélienne a quant à elle déclaré que 16 000 manifestants palestiniens s'étaient rassemblés ce jour-là, les accusant de "brûl [er] des pneus et lanc [er] des engins explosifs" sur les soldats.

Les manifestants réclamaient ce qu'ils appellent le "droit au retour " vers des terres situées en Israël et que des familles palestiniennes ont fuies ou dont elles ont été chassées pendant la guerre israélo-arabe de 1948, qui a suivi la proclamation l'année précédente de l'État d'Israël.

Des sources palestiniennes ont déclaré au site d'information de Ynet que ces attaques avaient eu lieu contre les objections du groupe terroriste palestinien du Hamas qui dirige Gaza, bien que cela n'ait fait l'objet d'aucune confirmation officielle. Cinq ont été tués par des tirs de l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé à Gaza et un est mort dans l'explosion d'une grenade qu'il transportait.

Ces violences pourraient mettre en péril l'espoir d'un accord mettant fin à des mois de manifestations et de heurts.

Cette recrudescence de la violence intervient alors que des pourparlers indirects sont en cours avec l'aide de l'Egypte pour tenter de réduire la tension entre Israël et la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste Hamas. En échange du calme, le blocus pourrait être allégé.

Le quotidien Al-Hayat a rapporté vendredi qu'un accord avait été trouvé, ce que le Hamas a toutefois nié tout en affirmant à l'AFP "s'attendre à trouver un accord très bientôt".

Like this: