Published: Sam, Octobre 27, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Ethiopie: Sahle-Work Zewde devient la première femme présidente

Ethiopie: Sahle-Work Zewde devient la première femme présidente

Elle devient ainsi la quatrième chef de l'Etat en Ethiopie depuis l'adoption de la Constitution de 1995. Ce texte prévoit qu'un président peut être élu pour un maximum de deux mandats de six ans.

"Dans une société patriarcale comme la nôtre, la désignation d'une femme en tant que chef de l'État n'est pas seulement un signe pour le futur mais banalise le rôle des femmes comme dirigeantes dans la vie publique", a d'ailleurs affirmé sur Twitter Fitsum Arega, le directeur de cabinet du premier ministre, Abiy Ahmed. La nouvelle présidente, représentante permanente auprès de l'Union africaine (UA) et diplomate chevronnée qui représente son pays au sein d'organisations mondiales, continentales et régionales, dont l'ONU et l'autorité intergouvernementale sur le développement, avait également été ambassadrice éthiopienne dans différents pays. Une autre femme a pris la tête de la Défense.

La nomination de Sahle-Work Zewde a été saluée par le Conseil de sécurité à New York. Pour elle, " si les changements réalisés actuellement en Ethiopie sont menés à la fois par des hommes et des femmes, leur élan aboutira à une Ethiopie libre de toute discrimination religieuse, ethnique ou basée sur le genre.

More news: Google a licencié 48 employés pour harcèlement sexuel en deux ans

Pour la première fois, une femme a été portée à la présidence de l'Éthiopie.

Avant de désigner la sexagénaire, les deux chambres du Parlement avaient entériné la démission du président Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013. Mais les observateurs estiment qu'elle résulte de négociations en cours entre les quatre partis formant la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Seul le premier Premier ministre détient la majorité des pouvoirs et représente le pays dans les grands sommets internationaux. Abiy a depuis engagé un vaste programme de réformes: libération de dissidents, ouverture de l'espace démocratique, réconciliation avec le frère ennemi et pays voisin, l'Érythrée, après des années d'un sanglant conflit. M. Mulatu, également issu de l'ethnie oromo, a démissionné un an avant la fin de son mandat.

Like this: