Published: Mer, Octobre 24, 2018
Médecine | By Giselle Gaudin

Cancer : manger bio réduirait les risques de 25%

Cancer : manger bio réduirait les risques de 25%

Selon plusieurs études antérieures, les consommateurs d'aliments bio ont généralement une alimentation plus saine et pratiquent plus de sport que les autres, laissant supposé que le caractère biologique de leur alimentation n'est sans doute pas le seul facteur leur permettant d'éviter de contracter un cancer. Telle est la conclusion d'une étude publiée lundi dans la revue médicale Jama Internal Medicine. Au-delà des aspects éthiques et environnementaux, une des principales motivations de consommation est le fait que ces produits sont issus de modes de production sans produits phytosanitaires et intrants de synthèse et pourraient donc s'accompagner d'un bénéfice pour la santé. Les chercheurs du centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne-Paris-Cité ont observé une diminution de 25 % du risque de cancer chez les consommateurs "réguliers" d'aliments biologiques, par rapport aux consommateurs moins réguliers. Leurs données relatives à la consommation d'aliments bio ou conventionnels ont été collectées à l'inclusion, à l'aide d'un questionnaire de fréquence de consommation (jamais, de temps en temps, la plupart du temps) pour 16 groupes alimentaires[1]. Les caractéristiques sociodémographiques, de modes de vie ou nutritionelles ont également été prises en compte pour limiter l'influence d'autres facteurs qui pourrait biaiser les résultats.

L'étude se concentrait sur un échantillon de 68 946 participants, suivis durant plus de sept ans.

Plus exactement, cette étude, menée par des chercheurs français indique que les plus gros consommateurs de produits bio ont un risque de cancer 25% moins élevé que ceux qui en consomment le moins. Ce chiffre grimpe à 34 % pour les cancers du sein post-ménopause et à 76 % pour les lymphomes.

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Qu'est-ce que les résultats mis au jour dans cette publication permettent-ils d'espérer?

La présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d'une agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio. L'autre hypothèse est la teneur potentiellement plus élevée en certains micronutriments dans les aliments bio. Et Le Monde de rappeler que les lymphomes font notamment partie des cancers les plus présents chez les agriculteurs dont l'exposition aux pesticides est importante. Elle souligne par ailleurs que la population étudiée n'est pas représentative de la population générale au niveau des cancers: "Les participants à NutriNet sont des gens volontaires, très intéressés par la nutrition et la santé".

Une fois les personnes sélectionnées, les chercheurs les ont divisées en quatre groupes pour les classer en fonction de leur consommation d'aliments bio.

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