Published: Mar, Octobre 23, 2018
Science | By Nathan Jegou

Le gouvernement rouvre l'enquête — Bébés sans bras

Le gouvernement rouvre l'enquête — Bébés sans bras

A l'inverse, il y a bien, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explications.

François de Rugy n'a pas hésité à apporter son soutien aux propos d'Agnès Buzyn, au sujet de cette "nouvelle enquête" pour "faire toute la lumière sur l'origine de ces malformations". Interrogée sur ce dossier lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré qu'il était "insupportable" que ces cas groupés restent sans explication.

Cependant, a-t-elle estimé, "on ne doit pas demander à Santé publique France de mener cette enquête".

Après enquête, l'agence sanitaire Santé publique France a conclu début octobre que le nombre de cas de l'Ain n'était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. Nous avons décidé avec François de Rugy, de relancer une enquête, parce qu'on ne peut pas se satisfaire de dire 'on n'a pas trouvé de cause', annonce la ministre.

"Il y a malheureusement en France entre 80 et 100 naissances par an d'enfants nés avec des malformations des membres plus ou moins importantes".

Mme Buzyn a également promis qu'il était "hors de question d'arrêter la subvention des registres" y compris du Remera dirigé à Lyon par Emmanuelle Amar, le plus ancien des six registres des malformations congénitales de France, au centre d'une polémique scientifique.

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Dans ce département, "il y a un débat entre les scientifiques pour savoir s'il y a un excès de cas".

Deux anciennes ministres de l'Écologie - la députée Génération Écologie Delphine Batho et l'avocate et directrice de l'association Justice Pesticides Corinne Lepage - ont accusé le gouvernement français de vouloir mettre l'affaire sous le tapis. "C'est une grande avancée". On a beaucoup de scientifiques indépendants de qualité en France.

Relancer des investigations est "responsable", a réagi de son côté l'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage.

"C'est l'occasion d'exiger qu'il y ait dans toute la France des registres qui permettent de remonter le temps".

Sur Twitter, Yannick Jadot s'est dit "heureux de constater que nos deux ministres s'arment de courage". Mais l'écologiste s'inquiète sur le financement des registres: "Merci Remera et Emmanuelle Amar pour leur pugnacité. On ne peut pas faire le choix de confier les investigations à ceux-là même qui, la veille, nous disaient circulez, il n'y avait rien à voir, qui mettaient en doute notre probité, notre honneur en disant qu'on avait manipulé les médias et l'opinion".

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