Published: Ven, Octobre 19, 2018
International | By Marie-Louise Baume

" "Le " No Deal " prend de la consistance — Brexit-UE


Mme May a rencontré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen avant de se présenter devant les chefs d'Etat ou de gouvernement des 27 autres pays de l'UE vers 19H00 (17H00 GMT).

A l'issue de l'exposé de la Britannique, les dirigeants européens se réunissaient sans cette dernière autour d'un repas où l'évolution du dossier Brexit devait être débattue, après une présentation de l'état de la question par le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier.

La Première ministre Theresa May a affirmé mercredi qu'un accord de divorce avec l'UE était "réalisable", jugeant que le "temps est venu" d'y parvenir, à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles. Les questions encore ouvertes sont en effet politiques, et peuvent être résolues rapidement si Londres fait les concessions nécessaires. "Nous continuerons le travail dans les prochaines semaines, calmement et patiemment", assurait au début du sommet Michel Barnier, le négociateur de l'Union européenne.

"Je ne m'attendais pas à une percée, et il n'y a pas eu de percée" sur le sort de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, le point principal sur lequel les négociations échouent actuellement, a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Ce sommet était initialement présenté comme un " moment de vérité " à moins de six mois du départ du Royaume-Uni, prévu le 29 mars 2019, suivi par la période de transition.

Mais les dernières discussions entre l'UE et Londres sont restées vaines, butant principalement sur la solution qui permettrait d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, afin de sauvegarder les Accords de paix de 1998.

Dans son intervention d'une quinzaine de minutes, la première ministre britannique a fait une " évaluation positive " des " progrès " réalisés jusque-là, mais elle ne semble pas avoir convaincu les 27 qui attendaient une nouvelle impulsion donnée aux négociations, aujourd'hui dans l'impasse. "Un accord n'est pas seulement dans l'intérêt du Royaume-Uni mais aussi de l'Union européenne".

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Bruxelles veut un statut spécial pour l'Irlande du Nord, avec un alignement réglementaire sur l'UE, ce que Theresa May refuse au nom de l'intégrité du territoire britannique.

Selon M. Wilson, "on peut objectivement dire que ce que l'UE nous offre est un accord pire qu'un accord, et donc elle (Mme May) serait mal avisée de l'accepter". Le désaccord sur le filet de sécurité a paralysé les négociations sur le divorce. Elle a souligné que des progrès substantiels avaient été effectués depuis le sommet informel de Salzbourg en septembre, tout en reconnaissant que la question de la frontière irlandaise restait en suspens.

"J'appelle l'UE et le gouvernement irlandais à s'en tenir à ses objectifs et à s'assurer que le +filet de sécurité+ ne soit pas limité dans le temps de quelque façon que ce soit", a déclaré dans un communiqué David Cullinane, le porte-parole sur le Brexit du parti qui milite pour une réunification de l'Irlande.

Pas de solution miracle Prolonger la transition, " ce n'est pas une solution en tant que telle. Londres propose de rester aligné sur les règles douanières de l'Union jusqu'à la signature d'un accord de libre-échange plus large, afin d'éviter le contrôle de marchandises aux frontières.

Londres juge inacceptable l'idée de ne garder que l'Irlande du Nord dans l'union douanière, comme le suggèrent les 27.

Avec des négociations qui patinent et l'horloge qui tourne, le scénario d'une absence d'accord plane de plus en plus sur les discussions.

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