Published: Mer, Octobre 10, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Brésil : Ronaldinho prend parti pour le candidat d'extrême droite

Brésil : Ronaldinho prend parti pour le candidat d'extrême droite

Jair Bolsonaro semble être parvenu à faire converger à lui plusieurs courants, en défendant une vision conservatrice sur la question de la famille, sur celle du droit des minorités, de la moralisation de la vie politique ou encore en matière de religion.

A la veille du scrutin, les instituts Ibope et Datafolha ont accordé à Bolsonaro, du Parti social libéral (PSL), 40 et 41% des intentions de vote, devant Haddad, (25%) qui a remplacé l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva - emprisonné pour corruption et inéligible.

Dans sa première interview télévisée depuis l'annonce des résultats, Jair Bolsonaro a assuré lundi soir sur TV Globo, la plus grande chaîne du pays, qu'il resterait "esclave de la Constitution" brésilienne, promettant de gouverner "avec autorité, sans autoritarisme". Avant que ne tombent les résultats le situant à 46,06% avec 99,99% des urnes dépouillées, loin devant Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) à 29,24%, Bolsonaro a évoqué des "problèmes avec les urnes électroniques".

Le candidat du Parti des travailleurs, Fernando Haddad, donne une conférence de presse lundi, après sa rencontre avec Lula.

" Bolsonaro va devoir quant à lui mettre de côté ses discours haineux et mettre de l'ordre au sein de ses collaborateurs", commente-t-il. Un scénario qui fait trembler les démocrates dans le grand pays latino-américain, mais que certains analystes n'excluaient pas.

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Le candidat de centre-gauche, Ciro Gomes, est arrivé troisième avec 12,5% des voix. Pourtant, ils ont profité des aides instaurées sous le règne du Parti Travailliste. La gauche radicale (PSOL) double le nombre de ses représentants nationaux, passant de 5 à 11.

Les Brésiliens élisent également les gouverneurs des 26 États composant la république fédérale.

Mais il n'a pas été élu président au premier tour comme il l'espérait.

L'ancien parachutiste de l'armée a été hospitalisé trois semaines et a présenté un certificat pour justifier son absence au dernier débat, jeudi dernier, mais a concédé une longue entrevue sur une autre chaîne, qui l'a diffusée à la même heure.

Entré tardivement dans la campagne en septembre, après que la justice a confirmé l'inéligibilité de Lula, l'adversaire de Bolsonaro au second tour, ex-ministre de l'Éducation qui se décrit comme modéré, a appelé les Brésiliens à voter pour lui le 28 octobre au nom de la défense de la démocratie. Geraldo Alckmin du PSDB (droite) n'a obtenu que 4,9% des voix. Les deux fils ainés du favori ont, eux aussi, fait très fort: Eduardo Bolsonaro a gardé son siège de député de Sao Paulo avec le meilleur score jamais vu dans une législative au Brésil et son frère Flavio a été facilement élu sénateur de Rio de Janeiro. "C'est une canaille", a déclaré sur Twitter le candidat d'extrême droite, fort de 46 % des suffrages du premier tour.

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